Blog personnel où j'aborde des sujets qui m'intéressent, parfois liés à l'actualité, parfois de fond, ou encore simplement suggérés par les innombrables soubresauts qui jalonnent notre passage à tous sur cette terre

mardi, septembre 12, 2006

Le corps, ce tombeau de l'âme

"Corps je suis, et rien d'autre" a dit Nietzsche. Jamais dans l'histoire de l'humanité n'a été autant choyé, autant exhibé, autant adulé. Il s'étale à longueur de pages et de reportages dans les médias, jusqu'à frôler (ou plutôt fouler de bon pied) l'obscénité. Il fait l'objet de toutes les sollicitudes, des plus futiles aux plus sérieuses. On l'étudie sous toutes ses coutures, on l'ausculte, on le dissèque dans différentes branches de la science. On le répare de mieux en mieux. On le relooke aussi , parfois jusqu'à le rendre méconnaissable. On développe à son propos toutes sortes d'obsessions, à commencer par celle de la perfection, de la performance. Certains vont jusqu'à vendre père et mère pour s'acheter leur représentation de la perfection, même artificielle. A corps parfait, rien d'impossible, semblent proclamés tous les bronzés, tous les liftés, tous les bodybuildés de la terre.

Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Platon ne le considérait-il pas comme le tombeau de l'âme? Pendant des siècles il a été considéré comme un ennemi intime à tenir en respect. Le christianisme a développé un chef d'oeuvre d'obsession mortificatrice à son égard, favorisant ainsi l'esprit dans sa lutte sans merci avec la chair. Mais cette époque est belle est bien révolue. Le corps n'est-il pas devenu à notre époque, à travers sa libération, l'outil privilégié, le fer de lance de l'épanouissement personnel?

Pas si vite. La norme reigne sur la chair libérée, nous plaçant face à des démons bien plus sournois. Le corps sans poils ni sécrétions, le corps qui sent bon, ce corps sublimé, représentation idéale qui contraint le corps réel, n'est-il pas en passe -si ce n'est déjà fait- en train de nous lobotomiser le cerveau?

Que l'esprit reprenne ses droits!

dimanche, septembre 03, 2006

Quelques blogs intéressants

Au hasard de mon vagabondage virtuel, entre deux slides powerpoint, je suis tombé sur ces quelques blogs sympa, et je vous invite à y jeter un coup d'oeil :

- 1 mec 1 fille : l'auteur y traite -avec finesse et talent je trouve- nombre de thèmes qui peuvent sembler à priori légers.

- GrandeZécoleS : l'auteur, non dénué de sens critique, y assassine allégrement -et on s'en délecte- la population des grandes écoles à la française.

- Where is the one : surtout pour ses portraits corrosifs d'éminents représentants du sexe fort.

Bonne lecture !

samedi, septembre 02, 2006

Métaphysique du physique masculin

Je ne résiste pas à la tentation de transcrire sur mon blog un post publié il y a quelques mois par Tima, bloggeuse en vue au sein de la blogosphère marocaine, sobrement -sic!- intitulé "Je vous préviens les amis, au Maroc les bombes n’existent pas", ainsi que le débat -je vous laisse juger de son intérêt- qui s'en est suivi, et auquel je n'ai pas pu m'empêcher de participer :

Un samedi soir autour d’un petit dîner entre filles, 4 copines d’un niveau scolaire supérieur à un bac+5, avec des personnalités très développées, un physique plutôt intéressant et charmants, bref des filles parfaites.



Le sujet au menu est d’une grande importance, resté très tabou jusque là, ce sujet a souvent été traité en petites communautés de personnes réalistes et de sexe féminin la plus part du temps.

Aujourd’hui ce problème est sorti au grand jour grâce à mon blog :p.

Qu’est ce qui fait qu’un pays comme la Tunisie appartenant à la même région que notre pays et avec un nombre d’habitants inférieure même au Maroc se trouve bien loin derrière ce dilemme. Et ne se pose même pas de question par rapport au futur de sa situation.



La Turquie aussi qui est un cas particulier, vu que c’est l’un des rares pays au monde à ne jamais se soucier de ce problème avec un stock important de ressources naturelles et des perspectives très prometteuses, l’inquiétude n’est pas de la partie.



Au Liban même, pas la peine d’en parler tellement le fossé est très large entre nos deux pays, faut pas quand même comparer l’incomparable.



Mais si l’on revient au Maroc il est vraiment temps de tirer le signal d’alarme.



Au Maroc il ne faut plus se mentir.



Les mecs ne sont pas très beaux.



Oui il ne faut plus se duper.



Les marocains ne sont pas des bombasses.



Ils ont beau être intelligents, intéressants, masculins, charismatiques, drôles… mais quand on vient aux physiques les potentialités restent très limitées.



On a qu’à prendre des échantillons significatifs :



Les sportifs : depuis l’aube de l’indépendance on a eu droit à un seul mec potable Karim Alami et dire que même les Footballeurs d’Egypte nous avancent de loin.



Les comédiens : allumez vos télé pendant le ftour du mois du ramadan et vous êtes sûres d’avoir des cauchemars pour toute la vie. Que dire d’un pays où notre Brad Pitt National est bel et bien Rachid Elwali.



Les politiciens : Oups désolée c’est une catégorie out of competition même s’il faut dire que le désespoir nous pousse même à regarder le tchatch de Nabil Benabdelah avec intérêt et on se permet de dire même : « mais il est pas mal celui là ».



Les animateurs télé : Fine yamate Ramzi meskine !!!



Wzid Wzid Wzid



Toutes cette analyse est basé sur une approche scientifique et accompagnée par une étude sur le terrain : des voyages au Liban, Tunisie et Turquie ont permit aux filles se savoir que cela n’est pas un problème international loin de là.



Ces pays connaissent une débordante de race masculine remarquable physiquement, L9artasse a3ibad lah, les bombes.



Et figurez vous-même dans les rues, oui oui je vous assure tu te promène dans les rues de Beyrouth et tu tombe facilement sur des spécimens du genre Wael Kafouri, Rami Ayach, Jad Chouiri… ils sont tous comme ça…



Lah Lah 3la l’axe Rabat Bengrire, Bref Lhadra ktira wskat 7ssen…



NB : je vous informe que les mecs marocains qui risquent de lire ce post ne sont pas du tout concernés par ces remarques, ils présentent tous l’exception Ma9ada 3la Sda3 ana.

Mais vous les filles avouez quand même au Maroc y’a pas de bombes yak :s :s :s


Commentaires

AMEN TIMA!!!!
Je pense avoir trouvé l'origine de la faille: le chromosome Y marocain (responsable de la masculinité) est definitely truffé de gênes de khaibou3isme!!!!!Et non seulement de gênes de khaibou3isme mais même (ça va de pair) de "débilisme" et de "j'me la pétisme"...Et quand ce n'est aucune des 3 qualités sus-décrites,ne vous réjouissez pas,le beau-intello-cool est soit maqué soit à tendances sexuelles incompatibles (snif snif!)Que dire alors quand on a passé 2 après-midi avec la bombe J.C,QUI SE SOUVIENT DE VOTRE NOM,et qui vous sourit toutes les 5 secondes,l'air de dire "how is it going baby?"
LE SUICIDE?
LA DEPRIME?
Non...pas tant qu'il existe des foyers prometteurs aux riches ressources ailleurs hehehehe...La solution?SAUVE QUI PEUT!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

PS: Les filles,essayez de minimiser la diffusion de l'information au sujet de J.C...Je me passe de t9aouess gratis ;)

Ecrit par : Amoona | 26.02.2006

Bel exemple de la la suffisance de la gente féminine marocaine..dont la cote sur le marché marocain ne tient qu'à la misère sexuelle ambiante.
parce que Mlle a fait un Bac+5 (elle ne rate d'ailleurs pas une occasion de le rappeler) et qu'elle est peut-être à peu près jolie, elle se prend pour une star! redescends sur terre ma cocotte, celle qui passe au maroc pour une fille intelligente et cultivée, se verrait octoyer un BB- tout au plus selon les standards en vigueur sous d'autres cieux. Il y a bien une demi-douzaine de marocains qui sortent de l'X chaque année, pour certains bourrés de qualités humaines et pas mal du tout physiquement, mais quasiment aucune fille..ou alors des être présentant une vague ressemblance avec ce qui est communément admis comme appartenant au genre féminin..
Là est la différence fondamentale entre nos deux sexes : ce qui constitue le top à vos yeux est à peine passable selon nos critères.
tu crois appartenir à l'élite, dsl de te décevoir, la véritable "élite" hante des sphères qui te resteront largement inaccessibles. ça sonne outrageusement mysogine, mais c'est malheureusement l'amère vérité, du moins au maroc, car il arrive que l'on croire des spécimens exceptionnels sous d'autres lattitudes.

Ecrit par : mehdi | 04.03.2006

HI,
thx for passing by my blog.
I surf over yours to understand who u are how do u think...
but it doesnt help a lot u don't talk a lot about urself.
All I know that u are an anegineer a body and soul one, but I am not going to confirme any cliché anyway jusy an advise dont juge people u didnt know and try to find that littel thing that separe fiction of reality take care
Tima

dim. mars 05, 02:05:43 PM

hi, since u didn't drop out my comment and even stoped by my blog to leave a comment, I would like to apologize for being a little bit rough yesterday..I just can't stand self-satisfied people. I recall u that u wrote that "4 copines d’un niveau scolaire supérieur à un bac+5, avec des personnalités très développées, un physique plutôt intéressant et charmants, bref des filles parfaites" as if intelligence was tied to the educational level, and worse : as if men cannot be all that. no offense, but men still rule the world! having said that, i really hope that women take their stake of the world's leadership, but i also think that to be able to achieve this objective, women should set up higher standards for themselves, and stop swanking about regular intermediate achievements..
to sum up : spend less time boasting about how special u are, and a little more thinking about how u could be even better to yourself and to people around u. best regards.
Mehdi.

Ecrit par : mehdi | 05.03.2006

Mehdi,
I couldn't help but scream when I read your post!
Man...WHAT THE HECK!!!!!!
Je savais que les marocains d'abroad ont un méchant complexe de supériorité par rapport à ce qui est "home made" mais aller jusqu'à prétendre que les plus brillantes marocaines foulent timidement le sol de l'acceptable sous d'autres cieux...that takes the cake!
Je n'y vois que 2 explications: soit tu es de la race "ce qui vient d'ailleurs est forcément mieux";le genre à avoir été couche-culotté dans des pampers excusively made in France et à n'avoir bu que du Nesquick massivement importé par maman pendant ses virées shopping parisiennes; ou alors (et c'est bien triste!) tu n'es entouré que de marocaines répondant au triste stéréotype que tu décris et que tu te plais à cultiver cette image on ne peut plus erronée...
Au risque de te décevoir coco,celle qui passe au Maroc pour une fille intelligente et cultivée est tout aussi intelligente et cultivée ailleurs,la seule différence c'est qu'ailleurs elle aura moins de chance de tomber sur un conteneur de mysoginie qui lui fera remarquer dédaigneusement que "ce qui constitue le top aux yeux des femmes est à peine passable selon les critères des hommes". Parce qu'ailleurs (approche genre oblige oblige) les gens ont compris que la matière grise n'avait rien à voir avec le compartiment under the belt.

Men still rule the world.You're so right...
And that's certainly why everything works perfectly nowadays!

I.

Ecrit par : Amoona | 12.03.2006

Enfin une réaction! je ne vous cache pas que j'étais sincèrement affligé de constater l'indifférence générale devant mes précédents commentaires, oh combien insultants pour notre gente féminine nationale, mais proférées dans le seul but d'ouvrir un débat.
Circonstance aggravante, ce blog jouit manifestement d'une fréquentation nombreuse et assidue : mes commentaires ont très certainement été lus : triste abdication devant un ennemi qui pourtant professait de grossières balivernes..
Amoona, tes concitoyennes devraient t'être reconnaissantes de défendre -brillamment, je le concède- leur honneur, bafoué par une prétendue bien-pensance vilement mysogine.
Qu'on ne s'y trompe pas, mes précendents commentaires cachaient, derrière une virulence toute feinte, un discours bourré de sophismes grossiers, un message subliminal qui, je le déplore aura échappé à tout le monde. Ce qui portait l'apparence d'une attaque en règle était en fait une déclaration d'amour, passionnelle qui plus est. Vous ne voyez toujours pas? je vous renvoie au proverbe qui résume le mieux la doctrine des jésuites, prêtres-enseignants de génie, en matière de pédagogie : qui aime bien châtie bien.
Toutefois, je trouve le post initial de Tima à la fois profondément sexiste, indigne, scientifiquement faux, arrogant, sot, et gratuit. Aussi, cette fois-ci, je tiens à rétablir quelques vérités scientifiques. Dois-je te rappeler chère Tima, que nous tous marocains, garçons et filles, partageons le même patrimoine génétique? Que nous avons séjourné neufs mois durant dans les mêmes utérus? Aussi, prétendre que les marocains sont moches revient à jeter EXACTEMENT LA MêME comdamnation sur les marocaines! Mes premiers commentaires étaient en fait une réaction à chaud à cette grossière erreur de raisonnement!
La blogosphère étant un espace de libre expression, j'invoque le droit de réponse pour restaurer mon honneur légèrement piétiné par Amoona -à qui je n'en veut absolument pas car elle au moins ne s'est pas laissée faire : je ne suis pas né à l'étranger, je ne fais nullement partie de cette bourgeoisie marocaine qui te semble si execrable -sentiment que je partage, et je n'ai aucun complexe par rapport à mon identité de marocain. Je suis simplement quelqu'un d'exigeant (dois-je rappeler que l'exigeance est un prérequis de base de toute "production" de qualité: c'est par exemple ce qui distingue Mercedes et consors de la masse des constructeurs automobiles), qui déplore profondément le fait de devoir effectuer une véritable parcours du combattant au maroc pour dénicher la "perle" : une fille intelligente, cultivée, ouverte, modeste, non matérialiste..et puisque le rêve est permis, jolie. Cette description relève peut être du pur fantasme, mais l'incorrigible rêveur que je suis crois dur comme fer que le sol national cache quelque part dans ses entrailles un tel bijou..et mes précédents posts reflètent simplement le fait que ce qui est rare ailleurs se trouve à mon sens, et j'espère sincèrement que je me me trompe, à des doses microscopiques chez nous.
Pour que ce soit clair, ce qui précède traduit mon expérience personnelle, qui n'est nullement représentative : il se trouve dans mon entourage un certain nombre de jeunes hommes à qui la description ci-dessus pourrait s'appliquer, mais malheureusement très peu de jeunes filles. Je ne pense pourtant pas être quelqu'un de fondamentalement repoussant ou ayant un quelconque problème à rencontrer des filles, pourtant ce que j'avance repose sur une tendance statistique que beaucoup pourront confirmer : la marocaine moyenne, et je précise bien moyenne, a en toute objectivité, très peu d'atouts à faire valoir. Il subsiste bien sûr des exceptions, mais l'idée de devoir guetter l'exception me révolte..
Les filles exigeantes parmi vous pensent très probablement la même chose des marocains, c'est d'ailleurs un constat qu'on peut sans crainte généraliser au monde entier. Toutefois, mon sentiment est que les proportions ne sont pas les mêmes dans le cas du maroc, et ceux-ci pour les deux sexes.
Je conçois tout à fait que mon discours puisse sembler tortueux, mais je puis vous assurer du profond respect que je réserve à la femme marocaine. Mais j'aimerais tellement pouvoir lui porter plus que du respect : de l'admiration..alors mesdemoiselles,forcez mon admiration!

Ecrit par : mehdi | 12.03.2006

Si tu exprimes avec autant de virulence ce qui est de l'admiration,je me demande ce que ça doit être quand tu es fâché...
La marocaine moyenne aurait peu d'atouts à faire valoir? Fort possible...Mais elle doit être exactement à la hauteur (pas haute pour un sou d'ailleurs) des atouts du marocain moyen.Mêmes intérêts vides d'intérêt,même complaisance dans la médiocrité savament cultivée par notre système éducatif(indoor and outdoor),même détestable suffisance...Tristan et Iseult des millions de fois réincarnés!Comment s'étonner alors que tout va bien dans le meilleur des mondes et que nous dépassons largement les 2,1 de taux de fécondité requis pour renouveler nos générations de Candides marocains et de Cunégondes marocaines "moyens"?
Qu'on ne s'y trompe pas,loin de moi l'idée de m'ériger en "élite qui juge" mais comparés à d'autres peuples,je trouve que les marocains ont la facheuse propension de se suffir de bien peu (intellectuellement parlant),hommes et femmes confondus.Atavisme?...
Je veux bien croire que non,puisqu'il existe bien des exceptions.Mais je continue de penser comme Tima que lorsqu'il en vient aux rares autres "mutants" (brain and shape),les "mutantes" font légion face aux quelques rarissimes "mutants".Et crois moi...on ne demande qu'à avoir tort!
Alors,Marocains "mutants"...sortez de vos trous qu'on vous voit!Exhibez votre arsenal (intellectuel j'entends bien) et impressionez nous!
:)

I.

Ecrit par : Amoona | 13.03.2006

Waaaaaaaaaaaaa3333333333333333 waaaaaaaaaaaaaaa3333333333 wa33333333333333333:)
Wa looooooooooool wa comédie dial de7k :)
Mr Mehdi, j’ai lu ton com, j’y ai pas répondu vu que j’ai constaté que tu défendais à quelques idée prés lol, mon point de vue (lire ou relire mon com), à savoir s’elles se plaignent, nous aussi on devrait.. en plus je savais que t t qq1 de gentil et tt, et que tous les mots que tu nous a sorti du dictionnaire étaient là juste pour lancer le débat, un débat qui existait déjà et dont tu étais protagoniste, mais cette fois ci tu voulais un rôle plus présent :)
Amoona, trop fort, toi et Mehdi trop fort, si ça colle entre vous sur le plan physique, foncez les enfants, ça va marcher croyez moi, en plus je suis quasi sur que vous êtes célibataires, et que vous avez le même agé, croyez le Tohlob, il se trompe tout le temps, mais ptet que cette fois ci il a raison :)
PS : l’idée de devoir guetter l'exception m’excite.. :)
PS bis : les mutant vont quand même pas s’exhiber, ils risquent leur peau :)

Ecrit par : Tohlob | 13.03.2006

Amoona,

Tu as raison de trouver exagérement agressif le ton adopté dans mes commentaires. Mais mon entrée en matière plutôt musclée a au moins eu le mérite de produire une discussion intéressante. Je ne suis pas adepte habituellement des méthodes choc, je m'épuise même souvent à essayer de dégager un consensus, mais au vu du résultat, au diable les bonnes manières..
Ceci pour la forme. Sur le fond, il semble qu'on soit à peu près d'accord, je ne vais donc point tergiverser.
Je rajouterai simplement que nos écarts "comptables" en matière de répartition par sexe du taux de "mutants", tiennent, ce qui est en somme très logique puisqu'on ne prête attention à ce que l'on convoite, au fait que l'on se situe à des postes d'observations diamétralement opposés. pour ma part, je suis content quand je tombe sur un type brillant avec qui discuter, mais je suis carrément "transporté" lorsque c'est une fille.
Tu estimes -et je respecte ton point de vue- que les "mutantes" sont légions par rapport à de rarissimes "mutants". Je pense exactement le contraire. Mais sur ce point je n'ai aucune envie d'avoir raison, je te propose donc de mettre en commun nos écuries de "poulains"..pour le bien de la patrie évidemment ;)
Bien à toi.

Ecrit par : mehdi | 13.03.2006

Amoona, Mehdi j’essai de rester spectatrice sur ce coups là vu que le débat a pris un tournant plutôt intime:p.
Hanya ici vous êtes chez vous…

Mehdi je ne sais exactement quand est ce que tu as commencé à fréquenter ce blog vu que tu as pris mon post vraiment au 1er degré preuve que tu n’es pas habituer à ma dérision voir même autodérision des fois…

Cher Mehdi je reviens à te préciser que ce post traitait
seulement le côté physique dans sa forme la plus superficielle dans le seul but de pousser nos mecs marocains à prendre un peu plus soin d’eux de nous épater de temps à autre rien que pour le bonheur de l’œil pas plus.
Maintenant pour tout ce qui est intelligence, intérêt intellectuel, personnalité ceci est un autre sujet beaucoup plus profond et plus essentiel que celui là bien sûr, dans la mesure où on est toutes conscientes de l’importance de ce volet plus que n’importe quel autre d’ailleurs.

Amoona j’étais choquée autant que toi de savoir qu’il a des gens qui croient toujours qu’ailleurs c’est toujours better et que le fait d’être intelligente au Maroc ne peut que t’octroyer une simple moyenne à l’étranger wa baz… ça mérite à mon avis une autre étude de terrain :p

Tohlob Saliiiiiiiiiiti m3aya pour le passage dictionnaire :) mais sinon je déconseille aussi au mutants de s’exhiber rak 3aref ;)

Ecrit par : Tima | 13.03.2006

Tima, je fréquente ton blog depuis peu effectivement, et je ne suis peut être pas habitué comme tu dis à l'usage que tu y fais du second degré.
Tu as probablement voulu frapper un grand coup avec ton scoop sur le physique des marocains, et c'est visiblement réussi (ce qui n'était pas bien dur vu que tu prêches un lectorat acquis à ta cause), alors tu peux voir mon intervention comme le petit grain de sel qui met un peu de piquant dans ton aventure blogosphérique.
Grain de sel microscopique d'ailleurs puisque je n'ai réagit jusqu'ici à aucun autre article, non qu'ils soient indignes d'intérêt, au contraire.
Mais l'article à l'origine de cette discussion m'a piqué au vif, je dois l'avouer. Je n'ai nullement l'intention de te dicter une ligne éditoriale, après tout c'est ton blog et tu fais ce que tu veux, mais je pense que pour être un peu plus objective tu aurais pu parler des marocains au sens large(garçons ET filles), là ça aurait été de l'autodérision. Le fait de viser uniquement les mecs revient à exclure les filles du "cercle de mocheté", ce qui est tout simplement méchant, en plus d'être faux que je l'ai souligné dans un précédent commentaire.
Contrairement à une rumeur persistante depuis quelques millions d'années, les hommes ne sont pas des brutes sans coeur, et des propos mal placés peuvent être tout aussi blessants que quand la cible en est une femme..
conclusion : prière de ménager nos petits coeurs sensibles à l'avenir.. sous peine de nous faire fuir, et d'avoir tout le loisir de médire de nous durant d'interminables soirées entres copines ETERNELLEMENT CELIBATAIRES ;)

Ecrit par : mehdi | 13.03.2006

On dirait que tout finit dans la bonne humeur :)
Tohlob,ton commentaire m'a fait rire aux éclats!La néophyte que je suis dans la blogsphère ne connaissait pas aux blogs la vertu d'unir les âmes soeurs,mais je commence à comprendre mieux maintenant la blog-addiction attitude ;)
Mehdi,je reconnais que c'est un plaisir que de te lire!Je passe outre la remarque de Tohlob sur le dictionnaire (hilarous though) pour retenir une verve et une répartie toutes délicieuses!Cela dit,je constate avec amusement que tu t'arranges toujours pour conclure sur une petite note épineuse...ou peut-être la perfectionniste que je suis tique un peu too much ;)
"sous peine de vous faire fuir" dis-tu?Et si le célibat (même "éternel") n'était plus ce drame que notre société érige en tragédie?Et si le bonheur "à un" valait bien plus qu'une chimérique ou mensongère harmonie à 2?
Encore une fois,don't get me wrong...Being with the man/woman you love is absolutely unique!!!
But is it the case of all couples or did society make us celibacy-freaks looking for the 1srt opportunity to jump on the "yes i do" thing?
Le débat est ouvert ;)

I.

Ecrit par : Amoona | 14.03.2006

Amoona,
Ma menace n'en était en fait pas une, car sa mise en exécution serait tout aussi préjudiciable pour les mecs célibataires que pour les filles..Je l'ai sortie simplement parce que je manquais de munitions et qu'il fallait bien convaincre Tima d'abondonner tout futur projet de post sexiste..ceci dit, je crois que ça peut s'avérer marrant, alors Tima, fais-toi plaisir ;)
Concernant le commentaire de Tohlob, j'ai l'impression d'être le seul à ne pas m'être marré en lisant le passage sur le fameux "dictionnaire", je me demande pourquoi quand je vois l'effet hilarant que ça a sur tout le monde :))
Pour revenir à ta question concernant la possibilité d'un bonheur à 1, je vais peut être paraître old school mais je ne crois pas que ce soit possible, du moins pas pour toute une vie. C'est en effet un bonheur que de retrouver de temps en temps cette indépendance que la vie en couple a tendance à condamner, mais on en vient assez rapidement à s'enchaîner tout seul quand ça dure trop longtemps. Ceci s'appelle l'Instinct, ou pour les esprits cartésiens, la biochimie, et on ne lutte pas contre un phénomène qui a mis des millions d'années à se mettre en place (à moins qu'il n'aie été built-in dès le départ), ni contre les lois physiques qui grouvernent chaque infime particule de notre corps.
Mais au risque de paraître cynique, je pense que l'attirance alchimique qui mène à la formation du couple se dissipe, la séduction laissant place à la raison (pas toujours raisonnable d'ailleurs). Autrement dit, la chimie a pour rôle de réunir le couple, la suite tient à des calculs très terre-à-terre..que je ne vais pas avoir l'indécence d'énumérer ici. déjà que le lectorat minoritaire ne dois pas me porter dans son coeur avec ce que j'ai proféré jusqu'ici..je ne vais pas en plus me tirer une balle dans le pied. Nul besoin de fréquenter bcp de vos congénères mesdemoiselles pour savoir que vous exécrez le cynisme.
Ceci dit, dans une société comme la notre, la pression qui peut s'exercer sur les célibataires est un puissant facteur de constitution du couple, mais qui n'agit pas uniformément sur tout le monde. Je pense que notre génération compte suffisamment de jeunes gens qui refusent formellement de se laisser dicter leur conduite par la société. Malheureusement, je pense que dans certains cas l'esprit de contestation l'emporte sur la raison..
En résumé : on se met ensemble par amour (dans le meilleur des cas), on reste ensemble (ou on se quitte) par calcul..ou si vous préférez par compromis.
Qu'en pensez-vous?

Ecrit par : mehdi | 14.03.2006

Bien dit Mehdi,les filles exècrent le cynisme et l'optimiste (voire utopiste parfois) que je suis ne peut qu'adhérer on ne peut plus fermement à cette exécration!
Le cynisme nous protège du rêve qu'on ne se croit pas capables d'assumer ou qu'on ne veut pas se donner les moyens de réaliser et je pense que partant de ce constat il n'y a plus - hélas - qu'un mince filet entre cynisme et pessimisme,voir nihilisme...
Pourquoi l'amour ne serait-il qu'une équation chimique destinée à unir 2 êtres avant de s'évanouir comme une chimère?Pourquoi ne se pourrait-il pas que cette équation ne fonctionne indéfiniment?Les gens ont tendance à dire qu'on se marie par amour,qu'on reste ensemble par habitude et qu'on vieillit côte à côte par résignation...So sad!!!Il est vrai qu'un couple ne s'aime certainement pas de la même façon à 20 ans,50 ans ou 80 ans mais cela veut-il dire qu'il ne s'aime plus?L'amour serait-il aussi resistant à l'usure qu'une semelle de ballerine?
Je ne veux pas le croire.Je préfère l'image de la "vieja" de Neruda,qui - toute ridée et tremblotante - se faisait belle tous les jours à 5h pour attendre son non moins ridé et tremblotant de mari et l'accompagner main dans la main sur le paseo de Parral,en rêvant amoureusement aux mille et un projets qu'ils accompliraient encore.
Oui à la vie à 2 mais uniquement dans la promesse d'un tel amour,sincère et éternel,qui nous prend par la gorge comme un oedème de Quinck (désolée pour la rudesse de la métaphore mais je crois que la force y est) et qui nous élève au firmament.
Si la vie à 2 devient un must social qu'on sait d'avance condamné à s'embourber dans l'habitude,la routine et le train-train quotidien,je persiste que le bonheur "à un" est la plus salutaire des solutions.

Best,

I

Ecrit par : Amoona | 14.03.2006

Amoona,
Je constate qu'on a au sujet de la vie, de l'amour des points de vue très sexués (dans le sens où nos idées, ou du moins l'expression qu'on en fait, s'incrivent dans les schémas de pensée traditionnellement dévolus à nos genres respectifs) :
- vision froidement analytique pour ma part, à la limite du cynisme, mais que les hommes se plaisent à classer sous le registre plus flatteur de la lucidité.
- vision romantique de ton côté, très fleur bleue, dégoulinant d'optimisme, typique de l'éducation que reçoivent les filles dans toutes les contrées du monde.
Là dedans, je n'ai sûrement pas le beau rôle, l'optimisme, l'effusion de grands sentiments étant infiniment plus "sexy" que de froids calculs. Je suis persuadé que si l'ont faisait un sondage auprès du lectorat de ce blog, tu serais clairement identifiée comme plus sympathique à ses yeux. Soit, j'ai horreur du starisme, et je ne cherche nullement à être acclamé par le public. De surcroit, ce que je raconte ici ne reflète pas exactement mes pensées intimes. J'essaie de laisser de côté mes espoirs, mes sentiments, et analyser plutôt ce que j'observe autour de moi et ce que je vis moi-même. Le résutlat n'est malheureusement pas réjouissant et n'incite pas à l'optimisme, et je suis le premier à le déplorer. Il y a bien sûr de nombreuses exceptions, de nombreux "dénouements heureux" qui viennent rétablir la confiance dans le mythe, mais excuse moi si je ne peux m'empêcher de raisonner en terme de moyenne statistique, car c'est ce qui mesure objectivement les chances de chacun de vivre le genre de belle histoire de toute une vie à laquelle nous aspirons tous. j'ai peut être été trop marqué par mes lectures des philosophes des lumières durant mon adolescence, mais tu pourras difficilement me le reprocher, tu sembles toi-même marquée par des lectures plus romantiques..
Ceci dit, mon modeste raisonnement, à partir du moment où la démarche ne relève pas des sciences pures, ne peut déboucher que sur des conjectures. L'histoire des sciences, de la pensée humaine, est jalonnée de conjectures qui ont dominé les sciences de leur époque et qui se sont avérées de pures énormités. Ne croyait-on pas depuis la nuit des temps que la terre était plate, et on arrivait même à le démonter "scientifiquement"!
Sinon, c'est toujours un plaisir de te lire, tes commentaires donnent à réfléchir, tout en présentant un style limpide..j'adhère totalement!

Ecrit par : mehdi | 14.03.2006

Et nous revoilà aux stéréotypes...le garçon cynique-lucide,la fifille rêveuse-romantique...Tu ne trouves pas que c'est un peu réducteur comme image?
Je n'ai pas eu d'éducation de "petite fille modèle";ma première Barbie était un Ken et à 12 ans j'apprenais par coeur des paragraphes entiers du "Deuxième sexe" de Simone de Beauvoir...rien que pour éviter de grossir les rangs des adeptes de ce grossier stéréotype!
Féministe donc...et proudly,ce qui à mon avis sied mal à l'image de "fleur bleue" mais qui a dit que cela excluait d'être optimiste quand il s'agit d'amour?
Je me refuse simplement à laisser la médiocrité qui m'entoure entâcher mes aspirations et je pense qu'il faut avoir la force de croire en l'exception...ce n'est que de cette façon qu'on peut DEVENIR cette exception :) Je te concède le fait que les grands seigneurs du siècle des Lumières rédigeaient des merveilles de raisonnement,d'analyse et de logique...Pourtant,et avec tout mon respect pour leur génie,Montesquieu n'en faisait pas grand usage lorsqu'il faisait la cour à Mademoiselle de Clermont et le Rousseau du "Contrat Social" est certainement à des années lumière de celui qui a partagé la vie de Thérèse Levasseur.
Parce qu'il y a des choses que la raison mathématique ne peut ni saisir ni maitriser,je pense qu'il faut laisser l'amour - ou la quête d'amour- s'épanouir dans l'incertitude de l'espoir et dans l'attente de sa plénitude.C'est tellement plus beau comme ça!

Best,

I.

Ecrit par : Amoona | 14.03.2006

Si tu lisais un peu plus attentivement mon dernier commentaire (et les autres aussi d'ailleurs), tu constaterais que nos discours se rejoignent sur le fond à bien des égards. Mais tu préfères céder à l'agacement que suscite ma manière -volontairement provocante, dois-je le rappeler- de présenter les choses.
Je n'ai à aucun moment inféré quoi que ce soit au sujet de ton éducation, pour la bonne raison que je ne dispose d'aucun élément pour juger. Le passage sur le cynisme des garçons/optimisme des filles pointait la forme, et la forme seulement de nos discours respectifs. J'ai d'ailleurs bien précisé que mon discours ne reflétait pas ma pensée intime, mais était une tentative de formaliser la relation amoureuse. Contrairement à ce que j'ai pu laisser transparaitre, je ne cherche pas à théoriser tout ce qui se présente devant moi. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas chercher des explications rationnelles à certains aspects liés aux relations amoureuses.. Si ça peut te rassurer, je fais bien la différence entre la démarche rationnelle motivée par la seule curiosité intellectuelle, et l'aspect éminemment irrationnel du jeu de la séduction. D'ailleurs, je n'ai pas tellement le choix. Au risque de choquer le côté fantaisiste que je crois deviner en toi, le jeu de la séduction reste extrêmement codifié, et on ne déroge pas à certains codes sous peine de voire ses avances inconsidérées. Bien que ces codes aient évolué depuis "l'éducation sentimentale" de Flaubert, ils n'en demeurent pas moins présents, grâce notamment au pouvoir insoupçonné de l'image.
Tu penses visiblement échapper aux stéréotypes parce que tu aurais eu la chance de recevoir une éducation atypique. Sans vouloir jouer encore une fois les rabat-joie, les stéréotypes nous écrasent tous de leur poids. Pour la bonne raison que notre esprit en a besoin pour dompter l'Inconnu. Je m'abstiens de présenter la caution scientifique d'un quelconque psychanalyste, mais cherche au fond de toi, tu te rendras compte que tu en véhicules infiniment plus que ce tu crois..
Ceci pour les questions techniques. Et comme je sens qu'à ce stade je dois être plus impopulaire auprès des lecteurs de ce blog que le virus de la grippe aviaire dans un colloque d'épidémiologistes, je rajouterai ceci : mes discours depuis le début sont un moyen d'exorciser des blessures sentimentales nombreuses et profondes, absolument inévitables quand on est comme moi un incorrigible romantique. Voilà pour le travail de psychanalyse. Et dsl Tima si j'ai transformé ton blog en divan virtuel. Je vais arrêter d'enquiquiner tout le monde.
Sur ce bonne nuit.

Ecrit par : mehdi | 14.03.2006

Fin de citation


The rest is history :-)

vendredi, septembre 01, 2006

Ma playlist du moment

De la bonne House, une pincée de Rock et un zest de Soul, juste ce qu'il faut pour garder la pêche !

Vertical Horizon - Echo
Anna Nalick - Wreck of the Day
Anna Nalick - Breathe
Gavin DeGraw - I don't wanna be
Starsailor - Take her down
Thirteen Senses - Into The Fire
Till West & DJ Delicious - Same Man
Train - Calling All Angels
Trick and Kubic feat Valeska - Easy
Xibit - Get your walk on
Shapeshifters - Lola's Theme
Jamie Anderson - Time Is Now
Eric Prydz Vs Adeva - In & Out
Lee Cabrera - Kiss My Eyes
Chanel - My life (Haji and Emanuel remix)
Tom Snare - Philosophy
Wonderland Avenue - Whitehorse
Freedom Five - No more conversations (Mylo remix)
Meck - Thunder in my heart again
Cerrone - Gimme me love
Staind - Right Here
M1 - Electronic funk (Kaje remix)
The Jacksons - Can you feel it
M.A.N.D.Y. vs Booka Shade - Body language
Dave Brub - Take five
Different Gear Vs Sia - Drink to get drunk
Groovecats - Once in a lifetime groove
Michael Gray - Borderline
Sean Paul - Eye Deh a mi knee
Sex Machine/Shena - Friday night
Copyright/Song Williamso -He is
Julien Creance - Heatwave
Eddy Thoneik - Love sensation
David Vendetta - Love to love you baby
Beatfreakz - Somebody is watching me
Roger Sanchez/GTO - Turn on the music(Axwell Remix)
Balazko - Breakfast
Till West & DJ Delicious - Same man
Paris Avenue/Robin One - In my mind
Da Fresh - Fuckin track
DJ GREGORY - S2
Alan Braxe et Fred Falke remix(KELIS) - Bossy
Dave Armstrong - Make You Move
Gadjo - So Many Times
Laurent Wolf - Sunshine Paradise
Rachael Starr - Till There Was You
Chris Lake - Changes
Beyonce ft. Slim Thug - Check Up On It
Juliet - Avalon
Dave Brubeck - Take Five
Sami Yusuf - Mother
Marjorie Fair - Empty Room
Michael Tolcher - Bad Habits
Pete Murray - So Beautiful
Snow Patrol - Chasing Cars
Susie suh - Weasons change
The Fray - Look After You
The Perishers - Sway

Le monde intérieur de Tom

Dieu, dans sa grande mansuétude, a pourvu Tom d'un énorme réservoir de patience, à l'image d'une terre d'Iraq gorgée d'or noir. Mais tout comme cette malheureuse contrée, cette réserve de patience n'est pas sans attiser la rapacité de faucons de tout poil, qui viennent régulièrement y puiser une bonne rasade en commétant à l'égard du pauvre Tom toutes sortes de fouberies. Et les femelles faucons ne sont pas en reste dans cette joyeuse gabegie, au contraire.

Mais Tom est un garçon lucide. D'une lucidité exacerbée même. Si bien qu'il en vient souvent à se damner de voir si clair dans le jeu de tout le monde, et à espérer que la vigilence de son esprit s'assoupisse plus souvent et le laisse en paix. Car Tom éprouve au plus profond de lui même une insondable envie de racheter les fautes des gens autour de lui, de les délester du poids de leurs malheurs, tel Atlas portant le fardeau du monde. Ceux qui voient là une certaine grandeur d'âme ou une extrême générosité se fourvoient : Tom est tout simplement rongé par un sentiment de devoir. Il se sent un peu prophète en un sens, un prophète sans message mais chargé d'expurger les pêchers de l'humanité par sa propre souffrance.

Mais nous nous égarons. Tom dans tout cela, n'est pas dénué de capacité d'adaptation. Il s'adapte à la légèreté de son temps, et ne boude pas ses menus plaisirs. Il range au placard son hônneteté et se surprend à promettre la lune lui aussi à tous ces papillons seulement subjugués par une flamme (ou serait-ce un feu-follet?) Ô combien éphémère et artificielle.

Mais Tom est conscient que la frontière est bien mince entre légèreté et bassesse. Et de se laisser obséder par la question : combien de temps avant qu'il ne devienne "comme les autres"?

Cette idée l'horripile plus que tout. Mais il n'en reste pas moins lucide. Il sait pertinemment qu'il est faillible, comme tout le monde. Mais il espère seulement que Dieu mettra sur sa route ce qui le sauvra de sa déchéance. Il ignore ce que ça peut être, mais il n'a pas besoin de se faire laver le cerveau par une campagne de Com' massive pour y croire dur comme fer..

jeudi, août 31, 2006

Tom le (trop) gentilhomme

Tom, la vingtaine fringante, est un mec sympa, raisonnablement cultivé, plutôt bien éduqué. Sans être une gravure de mode, il n'est pas fondamentalement moche non plus. Il a même eu à la naissance sa portion de charme.

Tom est un garçon poli, conciliant, qui prend sur lui en cas de conflit simplement pour éviter d'envenimer les choses. serviable, il est, au sein de son cercle d'amis, le premier recours en cas de pépin. De bon conseil, c'est également le "sage" de sa bande, sollicité dans toutes sortes d'affaires, il n'hésite jamais à laisser de côté ses propres préocupations, souvent bien moins futiles, pour rassurer, consoler, redonner le sourire . Oui, altruiste, Tom l'est assurément. Trop même? il s'est toujours refusé de penser que le support qu'il apportait à ses prochains était une quantité mesurable. Pourtant, tom a toujours été doué pour manipuler toutes sortes de quantités mesurables en physique.

Assurément, Tom respecte son prochain, et tout particulièrement les femmes.

Il éprouve pour elles un sentiment mêlé d'admiration et de compassion. Les épisodiques diatribes qu'il profère parfois sous l'effet de la colère ne sont rien d'autre que des reproches paternalistes. Après tout, qui aime bien châtie bien.

Oui Tom aime les femmes, sincèrement et passionnément. De tout son être. Il voudrait pouvoir toutes les protéger, les prendre sous son aile. Et elles ne s'y trompent pas, il est un recours de luxe pour elles lorsqu'elles se font plaquer une énième fois par le sempiternel connard qui a la fâcheuse tendance de toujours anticiper sur sa prochaine conquête.

N'allez pas croire pour autant que Tom n'a pas son lot de succès auprès des filles. Il est même plutôt bien loti statistiquement parlant. Certains de ses potes en sont même malades de jalousie. Mais ce ne sont jamais celles qu'il veut. Il les aime pétillantes, malicieuses, voire irrévérencieuses. Mais il a le don d'attirer des spécimens apeurées, craintives, effacées, dénuées de caractère, sans doute attirées par son côté protecteur, sans être foncièrement macho.

Celles qui figurent dans son "coeur de cible", sont, elles, indépendantes, au caractère bien trempé au sens où sans être des chipies de service, elles ne s'en laissent pas compter et tiennent leur destinée bien en main. Elles ont souvent de l'esprit. Ah, c'est bien là ce qui l'attire le plus chez une fille : l'esprit.

Or, si ces charmantes créatures figurent en bonne place dans son coeur de cible, il est largué, lui, à la périphérie du leur. Ces demoiselles n'ont d'yeux que pour les connards finis et autres chasseurs invétérés.

Mais Tom est d'une patience d'ange : il sait que son heure viendra. Et cette certitude lui suffit pour être -presque- heureux. Mais le bonheur peut-il seulement être complet..?

Unroll the red carpet : I am back for some new blogospheric adventures

Que ceux qui se sont trop vite réjoui de la disparition de ce blog ravallent leur perfides réjouissances. Que ceux qui s'étaient résignés à le voir mort et enterré se ravisent. A ceux qui ont réclamé, que dis-je ? exigé -en privé- sa renaissance je présente mes sincères remerciements, vos encouragements me sont allés droit au coeur.

Je sais, ça dégouline de mélodrame, je sens de la passion, je sens des effusions de sentiments, des âmes qui se foissent, des espoirs qui renaissent..Il y a là tous les ingrédients d'une -médiocre- tragédie grecque. Mais que demande le peuple ?!

Pour ma défense, j'ajouterai que cette disparition n'avait rien de prémédité, c'était simplement -et je rougis de ma faiblesse- un tribut payé à un travail aliénant -quel travail ne l'est pas? si vous avez des doutes là-dessus relisez Marx- auquel se sont ajoutées des difficultés personnelles. Un cocktail proprement détonnant, en tout cas suffisamment pour détourner un blogueur persévérant de sa mission sacrée : divertir le chaland virtuel.

Inutile de me le demander, je ne vous servirai pas plus de détails sur cette ténébreuse période. J'abhorre le voyeurisme. Point.

trêve de banalités, place au choses sérieuses..

samedi, mai 06, 2006

Coldplay's "Rush of Blood to the Head"

He said I’m gonna buy this place and burn it down
I’m gonna put it six feet underground
He said I’m gonna buy this place and watch it fall
Stand here beside me baby in the crumbling walls
Oh I’m gonna buy this place and start a fire
Stand here until I fill all your hearts desires
Because I’m gonna buy this place and see it burn
Do back the things it did to you in return
Ah,ah,ah
He said oh I’m gonna buy a gun and start a war
If you can tell me something worth fighting for
Oh and I’m gonna buy this place, that’s what I said
Blame it upon a rush of blood to the head

And honey
All the movements you’re starting to make
See me crumble and fall on my face
And I know the mistakes that I made
See it all disappear without a trace
And they call as they beckon you on
They say start as you mean to go on
Start as you mean to go on

He said I’m gonna buy this place and see it go
Stand here beside me baby watch the orange glow
Some’ll laugh and some just sit and cry
But you just sit down there and you wonder why
So I’m gonna buy a gun and start a war
If you can tell me something worth fighting for
I’m gonna buy this place, that’s what I said
Blame it upon a rush of blood to the head

And honey
All the movements you’re starting to make
See me crumble and fall on my face
And I know the mistakes that I made
See it all disappear without a trace
And they call as they beckon you on
They said start as you mean to go on
As you mean to go on, as you mean to go on

So meet me by the bridge, meet me by the lane
When am I going to see that pretty face again
Meet me on the road, meet me where I said
Blame it all upon
A rush of blood to the head


I can't get enough of that band's songs!

mercredi, avril 26, 2006

A quoi servent les marchés financiers

Bon, vous me passerez le côté "sensas" du titre, mais que voulez-vous, nourris que vous êtes vous autres lecteurs aux révélations fracassantes de tabloïd et autres magazines people, vous semblez peu enclins réagir à l'écho monotone des titres ordinaires..

Mais qui ne s'est jamais interrogé sur la nature du commerce pratiqué sur les marchés financiers, ne serait-ce que pour pouvoir juger les discours des mouvements altermondialistes, et autres détracteurs -et ils sont nombreux- de la financiarisation de l’économie (les plus versés d’entre vous dans la science économique me reprocheront certainement l’usage galvaudé que je fais ici de cette expression, aussi je sollicite leur indulgence, je ne suis nullement un spécialiste, mais cela ne m'empêche pas pour autant de m'intéresser au sujet).

Votre zélé serviteur a ce qu’il vous faut : un ultime guide dans les dédales de la finance de marché, que j'ai réalisé il y a peu sous forme d'un rapport dans le cadre d'un projet scolaire..avec comme contrainte des délais serrés, aussi, il est à lire avec circonspection..

Vous trouverez le rapport en question dans la section téléchargement de mon site (encore vide pour l'instant par manque de temps, un peu de patience..)

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me faire part de vos remarques et commentaires..

lundi, avril 24, 2006

A quoi servent les Grandes Ecoles?

De nombreux auteurs, journalistes, hommes politiques, sociologues, et chercheurs de tous poils se sont penchés sur le pouvoir dont jouissent les anciens des Grandes Ecoles à la française, perçu par certain comme la légitime récompense de l'excellence, et par d'autres par comme un nouveau type de royauté à peine déguisée.
Il est indéniable, au vu de l'étendue des réseaux tissés par les anciens dans au sein des cénacles du pouvoir, que les grandes écoles sont un formidable ascenceur vers le pouvoir : grands corps de l'état (inspection des finances, cours des comptes, corps des mines, corps des ponts et chaussées), conseils d'administration des plus grandes entreprises (la moitié des entreprises du CAC40 est dirigés par des X), cabinets ministériels, think thanks..aucune institution détenant la moindre once de pouvoir dans le jeu politique français, n'échappe à l'invasion en règle coordonnée par cette élite technocratique.
Il court au sujet des grands corps de l'état une rumeur tenace mais historiquement fausse : celle qui fait coincider leur création avec celui de la république naissante. Or les grands corps d'état ont d'abord été les grands corps du Roy, créés sous l'Ancien Régime pour être des serviteurs compétents, efficaces et zélés, du pouvoir royal, et ainsi combler les déficiences des structures traditionnelles issues de la noblesse et des notables.
Il se perpétue en France une caste technocratique beaucoup plus puissante que partout ailleurs, capable d'imposer ses choix technologiques, industriels, économiques, aux responsables politiques comme à l'ensemble du pays. Ceci en dehors du contrôle démocratique, considéré comme une ingérence insupportable.
Faut-il pour autant supprimer cette bizzarerie franco-française comme le suggèrent nombre d'hommes politiques, porfois eux-même issus du moule des grande écoles? Ce serait à mon avis un gros gâchis. Il faudrait plutôt à mon sens les regrouper dans des pôles universitaires de manière à diluer l'esprit de corps peu compatible avec l'esprit de fraternité de la République, et à améliorer leur visiblité à l'étranger. Car ces écoles ont beau être recouvertes d'un prestige considérable en France, il n'en est rien vues de l'étranger. Or, dans une économie globalisée, où la matière grise est la première des richesse, le degré de compétitivité d'un pays repose en partie sur sa capacité à attirer l'élite universitaire et scientifique.
A bon entendeur..

vendredi, avril 21, 2006

philosophie de fin de semaine..

Les lecteurs assidus de ce blog (mon ego aime à croire en l'existence de tels spécimens, j'adresse mon blâme le plus sévère aux autres au passage!) savent que je me pose de drôles de questions. avant que vous me demandiez pourquoi, je préciserai que ces interrogations s'imposent à moi, je ne les sollicite nullement. J'ai beau avoir l'esprit occupé par d'envahissantes préoccupations quotidiennes plus terre-à-terre, ces questions là savent se présenter à moi sous une forme suffisamment enjôleuse pour envahir sans rencontrer de résistance (si ce n'est pour la forme) l'espace dévolu normalement à des réflexions plus urgentes..
Je me demande par exemple si la distribution du facteur chance est à somme nulle, c'est-à-dire si la chance d'un individu lui est accordée au dépend d'un autre. Ce facteur chance, ou hasard, gouvernant irréfutablement nos destins, la question me semble par conséquent fondamentale. De surcroît, ce qu'on qualifie de "hazard" n'est que la conjonction d'un grand nombre de facteurs à la causalité plus évidente, mais l'impossibilité pour un individu, même doué d'une grande intelligence, de maîtriser cette conjonction de facteurs rend l'usage d'un facteur synthétique fort commode dans la pratique.
Fort de ce constat, l'Homme a cherché depuis des lustres à bâtir une théorie scientifique du hasard, hébergée aujourd'hui par les branches foisonnantes de la statistique et des probabilités. Avec un succès certain puisque ces outils sont appliqués aujourd'hui à quantité de domaines fondamentaux. Il est fascinant d'observer comment des lois purement abstraites gouvernent une infinité de comportements bien réels. Mais quelle est la nature de ce "pouvoir" sur nos destins? A vrai dire, je ne tiens pas à avoir de réponse à cette question, j'ai peur de ce que je pourrais apprendre. Ce qui m'intéresse en premier lieu, ce sont les interrogations connexes qui apparaissent dès lors que l'on se penche un tant soit peu sur le sujet..
Mais derrière la curiosité scientifique se manifeste un désir de pouvoir caractérisque de notre espèce : nous sentons tous instinctivement que le plus grand pouvoir dont on puisse être doté sur terre est celui de maîtriser notre destinée. Je suis convaincu qu'une bonne part de nos comportements pourraient s'expliquer par le fait que nous poursuivons tous secrètement ce fantasme, tout en sachant pertinemment qu'il est largement hors de portée. Force est de constater que certains s'en accomodent mieux que d'autres...

mardi, avril 04, 2006

Progrès et complexité

A une époque où le progrès scientifique et technique s'emballe, on ne peut que manifester son admiration pour le génie de l'Homme, et sa capacité à repousser sans cesse les limites de la connaissance. Mais on peut se demander si la recherche scientifique sera capable à l'avenir de garder le même rythme de progression que sur les deux derniers siècles. En effet, l'arbre des connaissances humaines s'est formidablement étoffé durant cette période, et toutes ses branches ont gagné à la fois en longueur et en épaisseur, au point, si on pousse la métaphore, où ses branches se gênent en se frôlant. Je m'explique : il me semble qu'aujourd'hui le foisonnement du savoir humain est tel, qu'il en devient difficile à transmettre de génération en génération, le temps d'assimilation suivant naturellement une pente inflationniste. Cela procède d'un double mouvement:
  • l'effet d'accumulation de connaissances fait qu'il est de plus en plus fastidieux (en témoigne l'ultraspécialisation rampante des formations universitaires, et le rallongement sensible de leur durée) de prendre connaissance du patrimoine intellectuel légué par nos ancêtres.
  • la sophistication des disciplines les plus anciennes rend la tâche des chercheurs délicate, car cela les amène à se lancer dans une course à la spécialisation dommageable pour la fertilisation croisée qui a tant enrichi mutuellement ces disciplines.
Je pense que le sujet mériterait un traitement plus scientifique, afin d'éviter que la recherche ne se retrouve à faire du sur-place dans certains domaines, faute d'une approche systématique de la gestion de la complexité. Ceci-dit, je conçois bien qu'au niveau des organismes de recherche ce problème ne soit pas aujourd'hui de la plus haute urgence..à voir les difficultés soulevées par des contingeances purement matérielles dans des pays pourtant à l'avant-garde de la recherche, cela ne fait aucun doute!

samedi, avril 01, 2006

Half crazy

Never thought that we would ever be more than friends
Now I'm all confused cause for you I have deeper feelings
We both thought it was cool to cross the line
And I was convinced it would be alright
Now things are strange, nothings the same
And really I just want my friend back

And my mind's gone half crazy cause I can't leave you alone
And I'm wondering if it's worth me holding on

I'd hate walk away from you as if this never existed
Cause when we kissed the moment after I looked at you different
Lately I gotta watch what I say
Cause you take things personally nowadays
You used to laugh now you get mad
Damn I just want my friend back

What happened to the one I used to know
The one I used to laugh and joke with
The one I used to tell all my secrets
We used to chill and be down for whatever whenever together

And my mind's gone half crazy cause I can't leave you alone
And I'm wondering if it's worth me holding on

mardi, mars 28, 2006

Biochemistry of Love

Lately I had a few interesting discussions, initiated by a blog post, on the nature of feelings. Although I don't think of myself as a connaisseur, I've always tried to understand the physical rules of attraction. Being not a chemist nor a biologist, I am not "fully equiped" to conduct such an investigation, but I still try to understrand what's being done by people sharing this curiosity and who actually have these skills.
A very interesting research paper has been published by a team of italian scientists in a scientific publication called Psychoneuroendocrinology stating that there is a tight link between what we call "passion" (i.e. a very strong and quite compeling feeling toward a person), and a protein called NGF (Nerve Gowth Factor).
The team that authored this paper proceeded as following : they constituted 3 groups of a total of 58 people, both men and women, some of them having just met, and the others commiting in a longlasting relationship. They observed that "fresh" lovers had a much stronger NGF rate in their blood than the others, and that this rate declines gradually but inescapably in less than a year. Hence, the team's conclusion is crystal-clear : passion is predestined either to apathy or, in the best case, to fade into a more reasonable form of love, within a sole year!
I tend to consider that some people have developped an addiction to high rates of NGF, since they constantly look for passionate relationships which they live in much shorter cycles than the one predicted in the study! Maybe these people have a stronger "recovery" capacity, just like others emerge faster from deseases..
So, who thinks that love is biochemistry-driven?

samedi, mars 25, 2006

Collisions

Développer un paradigme général, servant de cadre théorique à une interprétation de la philosophie de l'histoire, est décidemment l'activité reine chez les intellectuels, une sorte de substitut à la quête contrariée de la pierre philosophale. Quand l'un énonce sa théorie du "choc des civilisations", l'autre lui rétorque par le "choc des cultures", d'autres encore par un "choc des intégrismes". Pour peu, on pourrait croire que l'histoire de l'humanité et son devenir pourraient révéler leur secrets dans un vulgaire laboratoire de crash-tests mécaniques. L'Homme serait-il bientôt éligible au label EuroNCap (label récompensant la sécurité des véhicules automobiles) ?
Soit, je n'ai nullement l'intention de contrarier les vaches sacrées de l'intellectualisme, je n'ai pas cette prétention. Aussi vais-je énoncer ici ma variante de la théorie du choc, puisqu'il semble largement admis que l'Homme ne peut se sortir indemne de l'autoroute de l'Histoire sans l'attirail complet de sécurité, ABS, airbag, ESP...sans oublier la ceinture de sécurité.
Je pense que de tout temps, deux visions du monde et de la vie se sont confrontées. L'une angélique, s'est déclinée à différentes sauces au fil de l'Histoire : solidarité tribale, humanisme, collectivisme, pacifisme, socialisme, justice, démoncratie, art. L'autre, cynique, s'est exprimée successivement dans l'esprit de conquête, la soif de puissance militaire, l'impérialisme, le libéralisme, la concurrence, la compétition mondiale. Même très maladroitement formulé, vous conviendrez qu'il y a un soupçon de vérité dans cet énoncé..
L'actualité fournit tous les jours de quoi alimenter cette dichotomie cynisme/angélisme. Une partie de l'Humanité semble croire que le monde peut, et devrait être meilleur, l'autre, que l'ont doit s'estimer heureux car il a été, et pourrait être bien pire.
Je pense aussi que l'élément discriminant qui fait que l'on se retrouve dans une catégorie plutôt qu'une autre, est la réponse que l'on réserve chacun à cette question : crois-je en l'Homme? Les indécis, les centristes, les "modérés", sont tout simplement ceux qui n'ont pas de réponse tranchée à la question.
Alors messieurs dames, croyez-vous en l'Homme??

mardi, mars 14, 2006

La personnalité est-elle vraiment..personnelle?

Je me pose souvent la question de savoir d'où me viennent mes traits de caractère. Je me plis aussi souvent à l'exercice qui consiste à essayer de deviner ce qui a pu faire des personnes de mon entourage ce qu'elles sont, en terme d'expériences au stade de l'enfance et de l'adolescence.
Je ne suis certainement pas le premier à me poser ce genre de questions, en témoigne la littérature abondante et plus ou moins sérieuse consacré au sujet.
Vous vous demandez pourquoi je cherche à mon compliquer la vie en soulevant de telles interrogations. Eh bien comme vous tous j'ai mes défauts, que j'espère surmonter un jour. Et pour cela il me semble fondamendal de comprendre les ressorts psychologiques de ces défauts, et les mécanismes intimes qui ont contribué à leur formation. Je me trompe peut être de voie, car rien ne prouve scientifiquement que la personnalité et le caractère évoluent passé un certain âge. Je laisse ce débat aux spécialistes, et je me fie à mon instinct en ce qui concerne l'expérience de l'enfance comme voie d'investigation.
Freud avance le fait que nous sommes tous, dans une certaine mesure, névrosés. Parce que n'étant pas parvenus à résoudre certains problèmes infantiles, certains de nos comportements sont restés en quelque sorte figés à ce qu'ils étaient durant l'enfance. Selon Freud toujours, ces caractères ne sont pas pathologiques dans la plupart des cas, mais constituent les éléments structurants de la personnalité.
Très bien, il ne me reste plus qu'à retomber dans l'enfance dénouer ces fichus traumatismes. En attendant de résoudre les derniers problèmes techniques sur ma marchine à remonter le temps, je ressors ma collection de Walt Disney pour me remettre dans le bain..

lundi, mars 06, 2006

Rattrapé par mon passé

J'ai eu le bonheur dernièrement de renouer le contact avec quelques uns de mes amis d'enfance (on a fait l'école primaire ensemble) que j'avais perdu de vue depuis un bon bout de temps, et je dois dire que ça me fait pour le moins très plaisir! J'attends avec impatience de pouvoir les revoir en chair et en os, mais je devine déjà que certains d'entre eux ont plus changé que d'autres. C'est émouvant de constater le petit bonhomme de chemin frayé par chacun dans la jungle de la vie, avec plus ou moins de couacs, après avec partagé un bout de chemin -parsemé d'insouciance et des petites joies de l'enfance- ensemble.
En cours d'une conférence à plusieurs sur msn, on a ressassé les souvenirs communs les plus marquants. Je me suis longtemps marré quand tous m'ont reproché avec vigueur de les avoir traumatisés dans leur enfance, en raison de la pression qu'ils subissaient de la part de leur parents qui prenaient mon bulletin de notes pour standard :)) Je n'en tire aucune fierté aujourd'hui car tout cela est tellement lointain, mais diantre je ne me priverai pas du plaisir de montrer un jour ces glorieux bulletins à mes petits enfants..je crois que déjà à l'époque, ce qui m'excitait dans la performance scolaire, c'était de m'imaginer les regards admiratifs d'une troupe de petits-enfants réunie pour la célébration dominicale -eh oui je compte bien en faire une messe hebdomadaire au moins, que les souffrances de mes petits camarades servent à quelque chose!- des exploits de jeunesse de grand-papa :)) j'ai hâte d'y être :))
Avant que vous me traitiez de monstre sadique et assoiffé du sang de ses petits camarades, je tiens à préciser que les camarades en question sont tous dans de bonnes écoles et qu'ils s'en sortent bien. Ils s'en sortiront probablement même mieux que moi dans la vie pour certains. nous savons tous, ou en tout cas nous aimons à penser que les performances scolaires ne sont pas forcément corrélées à l'aptitude de chacun à réussir sa vie. Et c'est très bien comme ça, la vie serait tellement monotone si tout était couru d'avance (NB:mon moi cynique me dicte cette phrase : tout est quelque part couru d'avance, le déterminisme social est un bien puissant vecteur, mais je me complais à affirmer le contraire pour mieux tromper mon monde; là c'était mon moi arriviste ;) )
plus sérieusement, je constate à mon grand regret que la page de l'enfance est définitivement tournée, il s'agit maintenant d'être un homme, avec ce que ça entraîne comme lot de souffrance et de désillusion. j'aurais du m'appliquer à percer le secret de l'elixir de jouvance du temps où j'avais des 10/10 en chimie..hélas j'étais occupé à grandir..

La beauté comme clef sociale

Elle est partout, elle hante les ondes hertziennes, s'étale sur les panneaux publicitaires, habite nos fantasmes, harcèle les artistes, les poètes et les illuminés..
Face à elle, nous sommes fascinés, ligotés, parfaitement inhibés, subjugués, désamorcés, neutralisés, à genoux.
Nous n'osons pas l'admettre, nous ne nous avouons pas notre total désarmement quand elle fait s'écarquiller nos yeux, et doucement dilater nos pupilles.
Elle déforme notre perception, égare notre jugement, aliène notre raison.
Notre cerveau est programmé pour la reconnaître, l'admirer, l'encenser, la vénérer, la sublimer, l'adorer.
Elles prend des formes multiples, diverses, insoupçonnées. Elle est omniprésente, mais fugace, omnipotente, mais éphémère, universelle mais plurielle.
Les mathématiciens l'ont cherchée dans de savantes proportions, ils l'ont associée à la pureté, à la perfection.
Les chimistes rêvent d'en extraire la quintessence. Les généticiens d'en découvrir le gène. Les astronomes la scrutent dans la voûte céleste.
Mais qui est cette Grande Prêtresse envoûtante? en un mot : la Beauté.
"La beauté est une meilleure recommandation que n'importe quelle lettre". Son pouvoir n'a pas échappé à Aristote, le Sage.
D'autres grands esprits, à l'image de Lao-Tseu, nous ont mis en garde contre son attraction irrésistible : "tout le monde sait que la beauté est belle, voilà à quoi tient sa laideur".
Le Code du travail n'y peut rien : un recruteur privilégiera toujours un candidat beau.
Même les bébés semblent fascinés bien assez tôt par un beau visage qui se porte à leur attention : une expérience menée par une chercheuse du CNRS a permis de relever qu'un échantillon de bébés à qui on présentait des images représentant de beaux visages, et d'autres plus quelconques, s'attardaient sur les premiers!
Toute lutte étant manifestement inutile, je ne peux que lui rendre hommage à mon tour, même en sachant son profond dédain pour l'imperfection qui est mienne. En espérant que dans un geste de bonté (ou de condescendance), elle me gratifie d'une fugace attention. être touché par la Beauté..se pâmer devant elle..le (joli) pied!




mardi, février 21, 2006

Métiers ingrats

A l'approche de mon entrée sur le marché du travail, je deviens de plus en plus sensible à l'image que revoient certaines professions (voir mon précédent post) auprès du grand public. Non que je me soucie personnellement de ce que les gens peuvent penser du métier que j'ai choisi, là n'est pas le problème, mais je pense qu'à l'époque ou tout un pan de la jeunesse rêve de travailler dans le show bizz ou la mode, d'autres métiers qu'on peut raisonnablement juger plus utiles à la société deviennent pratiquement ingrats à exercer.

J'ai été choqué denièrement par le pilori médiatique réservé aux juges d'instruction et même à la profession de juge dans son ensemble, en réaction à un dérapage certes dramatique (l'affaire d'Outreau), mais à mon sens inéluctable et même prévisible au vu de la dégradation continue des conditions d'exercice du métier de juge aujourd'hui en France. Peut-on raisonnablement exiger d'un juge, jeune et inexpérimenté de sucroît, malgré une solide préparation théorique à l'école de la magistrature, d'enchaîner les dossiers à un rythme aussi infernal que celui imposé aujourd'hui à la plupart des parquets?

Décidemment, je blâme mes parents de ne pas m'avoir fait tourner dans des pubs pour couches culotte quand j'étais bébé, j'aurais au moins eu une chance de devenir une star de hollywood à l'heure qu'il est, et de bénéficier d'un rapport pénibilité du travail/salaire un tantinet plus avantageux que ce à quoi je peux m'attendre dans un proche avenir! J'avoue au passage que la perspective de faire se pâmer les demoiselles à la seule vue de mes posters n'est pas pour me déplaire ;)) Difficile d'obtenir le même résultat en discourant sur les applications de la théorie des équations différentielles à la conception de crèmes rajeunissantes..insuccès que je ne comprends même pas, les filles sont sensées être obserdées par leur désir de rester jeunes!

mardi, février 14, 2006

Coup de gueule

Il y a une chose qui m'énerve plus que tout, c'est d'être pris pour un monstre froid et dénué de sentiments, à chaque fois qu'au détour d'une conversation on me demande ce que je fais et que j'ai l'honnêteté de répondre : "je fais une école d'ingé"!

Je ne nie aucunement le fait je présente un certain nombre de traits caractéristiques de la population d'ingénieurs, et comment y échapper quand on a passé tant d'années en marge du monde réel? mais de là à être tout entier réduit à une fonction, cela me révolte. Quelle étroitesse d'esprit!

Alors en cette période délicate de St Valentin, je me plis à un excercice d'auto-critique, et je publie un post (voir le blog) sur lequel je suis tombé au hasard de mes errances sur internet. L'auteur y explique pourquoi il déconseille à ses copines célibataires de sortir avec des ingénieurs :

J’ai quelques bonnes copines célibataires ; il y a quelques jours, Chloe m’annonce qu’elle sort avec un mec.

-
Génial ! Et qu’est-ce qu’il fait ?
- Eh bien il est ingénieur, il vient d’entrer chez BQFT (Boîte Qui Fait de la Technologie)
- Ah.

Et merde… un ingénieur… j’aurais dû la prévenir : il ne faut jamais sortir avec un ingénieur !
-----------------------
On va dire que j’ai une dent contre les ingénieurs... C’est radicalement faux. Je les aime bien, moi, ces gars-là, ils ne sont pas bien méchants, ne gênent pas trop, on peut facilement en mettre plusieurs dans un salon sans perturber la soirée. Ils sont gentils et ne te font pas souvent de l’ombre vis-à-vis des filles.
En fait, je les plains, au fond.
C’est vrai, quoi, essayez un peu d’imaginer ce qu’ils ont enduré dans leur vie :
Vous prenez un garçon normal, au lycée, comme tous les garçons, avec sa petite vie, son foot, ses potes. Il n’est pas malheureux. Bon évidemment il a déjà quelques légers symptômes : il est fort en maths, il est le seul à savoir programmer sa calculette, mais enfin jusque-là tout va bien. Eh bien ce pauvre garçon, nous allons tenter une cruelle expérience de sciences naturelles sur lui.
Protocole d'expérimentation
A 18 ans, avec le Bac S en poche et quelques amourettes (ah, l’été de ses 18 ans… qui peut oublier ça ?), vous le retirez subitement de son écosystème naturel. Vous le placez dans un environnement confiné, avec une très forte concentration de ses congénères : la classe prépa. Et vous infligez de violentes doses de stress, répétées et prolongées, à cette sous-population cobaye.
Il est prouvé que dans de telles conditions, même les rats de laboratoire deviennent nerveux, agressifs, sont perturbés au niveau alimentaire et hormonal. Alors des jeunes garçons de 18 ans…
18 ans, bon sang, c’est l’âge le plus chouette de la vie, où l’on est en pleine forme, où l’on a tout pour être joyeux et insouciant ! C’est l’âge critique où l’on commence à former ses expériences, qui détermineront fortement nos comportements d’adultes. Et notamment face aux filles.
Mais ces jeunes, au nom de la science, c’est-à-dire un corpus de quelques atomes tordus et deux-trois borborygmes mathématiques, on les prive complètement de leur développement, à l’âge où il est le plus important ! C’est comme mettre une plante au placard dès qu’elle sort de terre ! De 18 à 21 ans, vous l’enfermez donc pendant que les autres garçons poussent au soleil, gorgés de rires et de jolies filles.
L'école d'ingénieurs
Une fois affecté dans son développement, vous avez créé un état hybride : ce n’est plus tout à fait un jeune mâle, déjà il commence à développer des pathologies classiquement connues (addiction au PC, jeux de rôles, fanatisme pour Star Wars, lubricité intravertie…).
Il est donc mûr pour être implanté dans le terreau que vous avez choisi : l’école d’ingénieurs. Concrètement, il s’agit maintenant de séparer les bons hybrides des mauvais, afin d’obtenir des classes aussi homogènes que possible.
La pression se relâche, le plus dur est fait : on a passé la prépa. Le nouvel univers est donc un paradis terrestre. Qu’importe si le paradis ne contient aucune fille (ou alors des hybrides légèrement déféminisées pour ne pas perturber le milieu) et aucune ouverture sur le monde réel, s’il s’agit d’une liberté conditionnelle, d’une cage dorée : cela ira bien.
Ce n’est pas pour rien que les écoles scientifiques affectionnent le modèle du campus : c’est le seul qui leur permette de bien isoler leurs élèves du "real world". Un peu comme une secte, cela leur permet de transmettre sans remise en cause possible les idéologies séculaires : la science est la matrice du Tout, la Vérité incontournable de toute chose, et le scientifique est son Prophète. Le monde extérieur est rempli de mécréants, et pire, de commerciaux.

Une fois encore, mais c'est devenu parfaitement normal, il n'y a que des hommes entre eux. Soirées entre mecs, dîners entre mecs, week-ends d'intégration entre mecs, bières entre mecs, délires entre mecs... Quand on n'a rien à baiser, c'est bien connu, on picole plus, et même de plus en plus. Et puis on peut faire des blagues graveleuses entre deux mines et un vomi, sans se douter que dans le "real world", cela peut rebuter les filles. Mais putain, qu'est-ce qu'on rigole entre mecs !



La vie réelle débute...
Tout finit un jour : la période dorée de l'école d'ingénieurs aussi. Notre hybride a poussé, c'est maintenant un beau mutant adulte, et il est temps de le regarder partir sur les sentiers de la vie...
Que va-t-il faire ? Eh bien il va se trouver un bon job, parce que, croyez-le ou non, en 3 ans de bitures et de conneries entre couilles, il est tout de même devenu un scientifique de bon niveau (peut-être par le système de perfusion cérébrale, la nuit...)

Il va donc pouvoir entrer dans une belle boîte d'ingénieurs : Thomson, Thales, EADS, Airbus, Renault, IBM... Des entreprises qui ressemblent furieusement à son milieu d'origine : que des mecs, que des ingénieurs, toujours pas d'ouverture sur le "real world". Bon il y a bien quelques commerciaux, des béotiens qui ne comprennent rien à la Science et qui parlent de "profits" (de quoi ?).



Le problème, maintenant, ça va être de se trouver une femme : c'est généralement là qu'ils commencent à craquer. On leur a tout appris, ils ont résolu les problèmes les plus inextricables, et ils butent sur une problématique simple à variables limitées : comment séduire une fille ?

Aucune idée... ! Ils n'en ont jamais vu en vrai. Ca ne réagit pas pareil, ça ne se biture pas en rigolant grassement, comment adopter un langage commun ?? Comment faire ? Elles ne rigolent même pas quand on leur vomit dessus ! Tout d'un coup, l'ingénieur, qui planait si bien dans les sphères intellectuelles de la science se trouve maladroit et balourd. Un peu comme l'Albatros de Baudelaire, vous souvenez-vous ?

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait
!

Complètement désemparés, ils découvrent avec horreur, et trop tard ! que tout ce qu'on leur a appris était à côté de la plaque, que la loi se fait dans le "real world" et pas dans leurs mondes imaginaires et quantiques.

Il ne reste quasiment pas d'issue : soit rester dans ce monde brutal et accepter d'y être un mutant décalé, soit s'enfermer seul dans un monde virtuel dont on sera le héros.

-----------------------


Moralité : que croyez-vous qu'il est arrivé à ma copine Chloe ?

Après quelques tête-à-têtes charmants et prometteurs, elle a accompagné son nouveau chéri dans des soirées entre potes. Plusieurs fois d'affilée, avec une patience d'ange, elle a soulevé et ramené le scientifique, déchiré par les whiskys-coca, jusque dans son lit. Plusieurs mois d'affilée, elle a attendu qu'il finisse de tripoter son ordinateur, tard dans la nuit, pour avoir son câlin.

Et puis un jour, elle s'est barrée en décrétant qu'il ne comprenait rien aux femmes.

Nouveaux Titans

Pas un jour ne passe sans que les médias ne se fassent l'écho de la montée en puissance des nouveaux champions de la croissance économique (avec en tête de file la Chine, l'Inde et la Russie), créant un pénible sentiment de menace chez les lecteurs des pays au développement économique déjà établi.

On ne peut reprocher à ces mêmes médias de se pencher sur un phénomène d'actualité , on peut tout juste s'étonner de la popularité soudaine du thème, alors que le mouvement consciencieusement scruté aujourd'hui s'est amorcé depuis une dizaine d'année au moins. Or "le présent n'est qu'une superposition de passés" comme l'a joliment exprimé Einstein (il est bien commode celui-là, même post-mortem, on sollicite ses bonnes paroles à tout bout de champs, même totalement sorties de leur contexte.. ben quoi, moi au moins j'ai l'honnêteté de l'avouer! ) et ce qui se passe aujourd'hui est parfaitement logique au vu des efforts conséquents consentis par les nouveaux dragons pour rejoindre le peloton de tête de l'économie mondiale.

Le tapage médiatique autour de l'affaire de l'OPA de Mittal Steel sur Arcelor illustre parfaitement mes propos. Que de pages ont été noircies sur ce sujet depuis quelques semaines sur les centaines d'articles noircis sur ce sujet, combien de journalistes ont eu l'honnêteté intellectuelle de préciser que Mittal Steel est une société de droit hollandais, dirigée depuis Londres? Or, aucun n'a omis de préciser la nationalité du dirigeant du géant de l'acier, comme pour sous entendre que si par malheur Arcelor tombait entre les griffes du prédateur indien, celui-ci imposerait des méthodes choquantes, puisqu' un top management indien ne saurait être "civilisé"! Mais peut-on seulement pénétrer les pensées d'un homme d'affaires, parmi les plus doués de sa génération, 3ème fortune mondiale après Bill Gates et Warren Buffet, qui, partant d'un modeste business familial, est parvenu à construire le n°1 mondial de l'acier ?

Plus critiquable encore : la levée de bouclier généralisée provoquée par l'annonce de l'OPA, au motif principal que l'acheteur est étranger, bien que l'offre constitue une occasion unique pour l'Europe de se doter d'un champion de l'acier, marché grandement convoité car offrant des perspectives alléchantes au vue de l'appétit grandissant de la chine et de l'inde en autres..

Ce braquage injustifié, ressemble fort à un aveux d'impuissance. Plutôt que de gaspiller son temps et son énergie à scruter la venue d'un ennemi fantasmagorique, il serait plus sage d'affûter ses champions, car on sait depuis SunTzu que la meilleure défense reste l'attaque..

dimanche, février 12, 2006

Une petite blague

Illustration des rapports souvent conflictuels entre managers à culture techniciste, et ceux à culture plutôt "autocratique" :

Un homme, dans la nacelle d’une montgolfière, ne sait plus où il se trouve. Il descend et aperçoit une femme au sol. Il descend encore plus bas et l’interpelle :
_ «Excusez-moi ! Pouvez-vous m’aider ? J’avais promis à un ami de le rencontrer et j’ai déjà une heure de retard car je ne sais plus où je me trouve. »
La femme au sol répond :
_ « Vous êtes dans la nacelle d’un ballon à air chaud à environ 10 m du sol. Vous vous trouvez exactement à 49°, 28’ et 11’’ Nord et 8°, 25’ et 58’’ Est ».
_ «Vous devez être ingénieur» dit l’aérostier.
_ «Je le suis, répond la femme. Comment avez-vous deviné ?»
_ «Eh bien, dit l’aérostier, tout ce que vous m’avez dit à l’air techniquement parfaitement correct, mais je n’ai pas la moindre idée de ce que je peux faire de vos informations et, en fait, je ne sais toujours pas où je me trouve. Pour parler ouvertement, vous ne m’avez été d’aucune aide. Pire, vous avez encore retardé mon voyage.»
La femme lui répond :
_ «Vous devez être un «top manager».»
_ «Oui,» répond l’homme avec fierté. «Mais comment avez-vous deviné ?»
_ «Eh bien, dit la femme, vous ne savez ni où vous êtes, ni où vous allez. Vous avez atteint votre position actuelle en chauffant et en brassant une énorme quantité d’air. Vous avez fait une promesse sans avoir la moindre idée de comment vous pourriez la tenir et vous comptez maintenant sur les gens situés en dessous de vous pour qu’ils résolvent votre problème. Votre situation avant et après notre rencontre n’a pas changé, mais comme par hasard, c’est moi maintenant qui, à vos yeux, en suis responsable !



mercredi, février 01, 2006

Culte des Gourous

Difficile de résister à la tentation de commenter le départ du président de la Federal Reserve, la banque centrale américaine.

Je ne peux m'empêcher de sourire à la lecture de l'abondante prose élogieuse parue ces jours-ci dans les journaux du monde entier, en hommage à celui qui mena la politique monétaire américaine pendant 18 ans d'affilé. Morceau choisi :
Le sénateur John McCain adversaire de George W. Bush pour l'investiture républicaine à la présidentielle doit répondre à la question d'un journaliste facétieux. "Que ferais-je si M. Greenspan devait mourir ? Dieu nous en garde ! [Mais alors], je lui mettrais une paire de lunettes de soleil et le maintiendrais droit, bien assis à son bureau, aussi longtemps que possible."
Personnellement, cela ne me déplairais qu'on en dise autant sur mon compte :))

Mais l'hommage est d'autant plus flatteur que l'homme ne se destinait aucunement à une carrière d'économiste : ce n'est que quand il comprit qu'il n'aura jamais la carrière de musicien dont il rêvait qu'il s'est inscrit en cours de finance à l'université, et qu'il se lança dans une carrière de consultant, où il brilla rapidement.

Avant de faire un procès d'intention à tous ceux (en fait la quasi totalité du petit monde de la finance de marché), qui tout au long de ce long règne, ont voué un culte quasi religieux au personnage, surnommé l'Oracle justement pour sa faculté à mystifier les foules des marchés par ses discours millimétrés, jugeons par les faits : d'un côté une inflation et un chômage virtueusement contenus, des crises financières et des faillites habilement amorties, une croissance vigoureuse et soutenue..les chiffres sont flatteurs, le style, inimitable. De l'autre, des déficits publics qui échappent complaisamment au contrôle du gouvernement américain, et surtout, une bulle immobilière qui enfle et qui menace si elle éclate, d'entrainer des pans entiers de l'économie mondiale.

Pour en revenir au titre, ce que je trouve fascinant dans tout ça, c'est la manière dont un simple mortel accède au statut -forcément irrationnel à mon sens, aussi brillant soit-il- de gourou : quel est le plus petit dénominateur commun entre tous les gourous (politiques, académiques, ou autres) ? par quel subtil mécanisme se soumet-on (inconsciemment?) à leur emprise ? le jour où je le saurais, vous aurez mes réponses de la bouche de mon chargé de relations publiques ;))

dimanche, janvier 15, 2006

Quel avenir pour le Web 2.0 dans les DSI?

Décidemment, c'est le sujet "hot" du moment au sein de la communauté IT, largement relayé sur les sites spécialisés et autres blogs de professionnels des systèmes d'information.

Mais d'abord entendons-nous sur la signification de l'expression Web 2.0 : je retiendrais pour mon propos la définition peu technique, quitte à analyser les composantes techniques de ce nouveau paradigme de développement et d'intégration d'applications, dans un prochain post.

Le Web 2.0 renvoie à une nouvelle manière de concevoir des applications informatiques, facilement interconnectables entre elles, via des protocoles standardisés et largement utilisés aujourd'hui puisqu'ils constituent les fondements technologiques de l'internet.

Le principe de construction de telles applications, repose sur l'association de multiples API publiques, accessibles grâce à une pile de protocoles Web, et offrant "des services", tels que la consultation d'un compte, d'horaires de train ou tout autre fonction utile.

Inutile de préciser que sur le papier, le Web 2.0 est la concrétisation d'un fantasme longtemps caressé par les managers IT : simplifier l'incroyable enchevêtrement d'applications farouchement monolithiques qui constitue le système d'information de toute entreprise moderne aujourd'hui.

Mais ce qui est effrayant à mes yeux, c'est que ce sont les mêmes VC (Venture Capitalists, gestionnaires de fonds de capital-risque) qui ont contribué à entretenir à bulle internet des années 2000, qui aujourd'hui chantent les louanges du Web 2.0, qui devrait selon eux révolutionner la manière dont sont pensées les applications business.

En plus de l'introduction de nouveaux paradigmes de programmation (je pense à AJAX et au RIA), la génération Web 2.0, et ce n'est pas là son moindre mérite, est de modifier profondément les canaux de distribution d'applications, ou devrais-je dire de services, à l'exemple de google qui propose d'intégrer son web service de recherche à sa propre application le plus simplement du monde, ou ebay son service d'enchères.

L'arrivée à maturité de toutes ces nouvelles techniques, notamment les standards WS-* représente une occasion unique pour les services IT des entreprises pour rajouter de nouvelles briques fonctionnelles à leur applications critiques sans devoir en réécrire la majeure partie. Mais seul l'avenir nous dira quel aura été leur impact réel sur les SI d'entreprise.

samedi, janvier 14, 2006

Grandeur et Décadence..

Le début de l'année est traditionnellement une période propice pour dresser le bilan de l'année écoulée et en tirer les conclusions qui s'imposent. Dans la myriade de rapports, études, statistiques, établis par des organismes de tous bord, trois chiffres ont attiré mon attention :
  • La multiplication par quatre du déficit commercial de la France. Bien que l'explosion de la facture énergétique y contribue pour moitié, la contre performance a de quoi inquiéter, car il révèle un manque de compétitivité structurelle des exportations françaises.
  • L'exédent commercial de la chine qui passe au dessus de la barre des 100 milliards d'€
  • L'intention d'Alcatel de recruter 2000 ingénieurs pour son nouveau labo de R&D indien. Bien que moins médiatisée que la Chine, l'Inde n'en aligne pas moins les performances économiques.
Ces quelques chiffres, parmi tant d'autres, illustrent bien les mouvements de fond qui bousclent les équilibres économiques établis de la planète. Sans vouloir tomber dans l'alarmisme-car à mon sens une nation où il fait bon vivre doit pouvoir offrir au monde autre chose que d'insolentes performances économiques- cela n'augure rien de bon pour la France.

Mais une chose est sûre : bien que la compétition mondiale se soit clairement intensifiée avec la mondialisation galopante de l'économie, il y aura toujours une part du gâteau mondial pour les petits malins qui se donnent les moyens de réaliser leurs ambitions , à l'image de cet étudiant américain qui, partant d'un concept en apparence incongru (vendre aux enchères sur ebay des pixels publicitaires de son site à des annonceurs), s'est payé une publicité mondiale et récolté au passage un million de $. La raison en est, à mon sens, que les bonnes idées, en ces temps régis par les avancées technologiques, ont un potentiel de concrétisation bien plus important qu'il y a une trentaine d'années : un monde sans frontières est un monde de possibilités..à condition de détenir l'arme absolue de la compétitivité : l'intelligence.

vendredi, janvier 13, 2006

Djeclic l'OVNI

Vous trouverez peut être son nom imprononçable, mais Bozidar Djelic a d'autres atouts à faire valoir.

A 40 ans à peine, la lecture de son impressionnant CV donne l'impression qu'il a déjà vécu plusieurs vies.

Ce diplômé de Sciences Po Paris et HEC, titulaire d'un DEA en économie de l'EHESS, d'un MBA ainsi que d'un MPA (Master of Public Administration) de Harvard, excusez du peu, est classé parmi les 100 leaders les plus influents par le forum économique de Davos.

Un temps Partner au sein du prestigieux cabinet Mc Kinsey, il n'a pas hésité à démissionner losque le premier ministre serbe lui a proposé de devenir son ministre des finances, poste auquel il a orchestré une impressionante restructuration des finances de la Serbie, alors au plus mal après le dêbacle de l'ère Slobodan Milosevic.

Pour quelqu'un qui est arrivé en France à 10 ans avec sa mère, sans parler un mot de français, on ne peut que s'incliner avec admiration devant le parcours sans faute de ce pur produit des concours anonymes à la française, qui n'a jamais oublié son pays d'origine alors même qu'il était courtisé par toutes les grandes firmes américaines.

Personnellement, je réserve infiniment plus d'estime à un Bozidar Djelic qu'à n'importe quelle rock star, même si je crois qu'il faut de tout pour faire un monde.. Quand je vois autour de moi les foules ne rêver que d'une chose, devenir star du foot ou encore de cinéma, je ne peux m'empêcher de penser que le showbizz a ceci d'infâme qu'il place un voile devant nos yeux, ou plutôt un flash étourdissant, éclipsant les faits d'armes de quelques authentiques braves soldats..

Emerging ways of doing business powered by maths

A recent Businessweek article is really worth the reading. Poetically untitled "Maths will rock you world", it investigates how some new businesses rely on mathematics to better predict emerging market trends, and customers behavior.

The funny part is the one presenting really gifted maths grads as hot! this may seem shocking as it concludes with their nerdy image in campuses and more generally in people's minds.. But today more and more tech and financial powerhouses are seeking talented mathematicians to fuel up their R&D activities, and optimise the algorithms on wish their businesses rely heavily.

I always have been fascinated by the magic of mathematics, so I'll come back soon with a series of posts to expose the major theories and fields mathematicians ( and computer scientists, as they often rely on maths to do their jobs) are investigating today.

Get yourself a (virtual) social life!

You may have received lately an invitation to join some "social network"from one of your friends, and asked yourself weither it was a sect you were asked to join or something even worse.. sects continually innovate when it comes to finding new ways to attract people towards their traps, so nobody would blame you for being careful. But the aim of the message is simply to get you in touch with a new kind or Web platforms, built to let you easily and instantly expand your social reach.

Super-hyped social networking is literally expoding, with new ways to link up withs others added daily. Millions of people post their profiles, photos, likes and dislikes onto Web sites like www.Hi5.com, Friendster.com and LinkedIn.com to connect with people with similar interests. I must say I’ve been a bit resentful about using those: Why do I need to make friends online? I meet plenty of people in the real world – in the school, at parties, etc. In the offline world, at least I know what they look like, whereas, online, it’s a mystery. But since I tried it, I tend to be excited by the hole new world of possibilities theses sites offer!

I have just entered the world of what we might call Generation @. Being online, being a Buzzer, is a way of life for for millions of young people. And increasingly, social networks are their medium. As the first cohort to grow up fully wired and technologically fluent, today's teens and twentysomethings are flocking to Web sites like Buzz-Oven as a way to establish their social identities. Here you can get a fast pass to the hip music scene, which carries a hefty amount of social currency offline. It's where you go when you need a friend to nurse you through a breakup, a mentor to tutor you on your maths homework, an address for the party everyone is going to. For a giant brand like Coke, Mc Donalds and the likes, these networks also offer a direct pipeline to the thirsty but fickle youth market.

Although networks are still in their infancy, experts think they're already creating new forms of social behavior that blur the distinctions between online and real-world interactions. In fact, today's young generation largely ignores the difference. Most adults see the Web as a supplement to their daily lives. They tap into information, buy books or send flowers, exchange apartments, or link up with others who share passions for tennis, say, or opera. But for the most part, their social lives remain rooted in the traditional phone call and face-to-face interaction.


The MySpace ( a preeminent site among these hangouts) generation, by contrast, lives comfortably in both worlds at once.

Personally , I think that people tend, like me, to be exited by theses sites as they just popped up. I think they will visit them less and less often as the hype fades away.

But, I am sure that some form of natural selection is going to operate on these sites, and a few of them, those who will reach a critical mass of subscribers, will simply become a new regular medium of communication, as common as cellphones or Instant Messenging.

PS : As I did for this post, I will sometimes write in english, so that my english-speaking friends have something to read too, and by the same way brush up a little bit on my english-writing skills..It never hurts!

jeudi, janvier 12, 2006

En quête de bonnes vagues?

J'ai récemment eu l'agréable surprise de retrouver la trace d'un de mes amis d'enfance que j'avais perdu de vue depuis un bon moment. Je connais également son frère, surfeur confirmé, et qui a créé un joli site autour de sa passion, mais dans lequel il présente également quelques joyaux de ma région d'origine.

Maintenant que j'ai mon blog (je ne désespère pas de voir les serveurs de BlogSpot craquer sous l'affluence!), je peux bien lui faire un peu de pub:))

Je vous recommande spécialement les galleries photos de Kénitra, ma ville d'origine au Maroc, et de Mehdia, port de pêche et magnifique plage sur l'océan atlantique, qui m'a donné dès mon enfance le goût de l'évasion aquatique..

mercredi, janvier 11, 2006

Diddl, vous connaissez?

Si vous avez dans votre entourage des petites filles, vous avez certainement déjà été en contact avec le raz-de-marée Diddl. Késako? ce sont des sortes de petites souris en peluche qui se balancent au bout d'un fil, et que les petites filles accrochent amoureusement à leur cartable, leur trousse, ou encore à leur lampe de chevet.

Vous vous demandez sûrement pourquoi je consacre un post à un objet aussi banal? eh bien justement, croire que ces petites souris sont banales est une grossière erreur..commerciale! ou plutôt un manque de flair patent, ce qui revient au même.

Ce n'est sûrement pas le flair commercial qui manque à la bande de petits malins qui ont fondé Kontiki en 1994, importateur exclusif de ces drôles de bêtes en France, aujourd'hui en pleine euphorie commerciale. Il suffit de faire un tour dans n'importe quelle cour de récréation pour s'en convaincre.

Perso j'en tire les leçons suivantes : il ne faut pas jeter tout de suite aux orties tous les concepts sordides qui vous viennent à l'esprit. Et il y a en ce monde une catégorie de gens chanceux (ou terriblement doués??) capables de transformer tout ce qu'ils touchent en or. La pierre philosophale était peut être un mythe au départ, mais le mythe prend corps grâce à la société de consommation!

Coup de coeur clubbing en ce début d'année


Aux clubbers de Lyon et sa région, et aussi aux autres qui se trouveraient de passage dans notre belle cité, je ne peux que recommander l'ambiance à la fois hype et calfeutrée du club KGB : super ambiance, beautiful people, super zic.. Toutefois je vous adresse cet avertissement : si vous apercevez de superbes plantes parlant uniquement russe et se mouvant langoureusement sur la piste de dance entourées de gorilles également peu portés sur les langues étrangères et surtout légèrement émêchés, tenez-vous à carreau, vous êtes en compagnie de dignes représentants de la world famous russian mafia (bon si j'ai fini ma phrase en anglais c'est dans l'espoir de brouiller les pistes au cas où j'aurais été repéré par..heu le sujet de mon avertissement).

Que veulent les jeunes filles aujourd'hui

Je voudrais vous recommander un dossier paru dans Courrier International N°790-791 de la période du 22/12/2005 au 04/01/2006, et sobrement intitulé "Les jeunes filles" (désolé pour les lecteurs assidus de FHM et autre magazines "culturels" masculins, vous n'allez pas trouver de photos de jeunes filles dénudées dans ce dossier contrairement à ce que vous pouvez penser à la lecture du titre..).

Le dossier se présente sous la forme d'une collection d'articles parus dans différents journaux à travers le monde, et dans lesquels les auteurs s'attachent à décrire sociologiquement ces charmantes bêtes que sont les filles de 15-25ans : que veulent-elles, comment vivent-elles, quelles spécificités par rapport à la génération de leurs mères?

Le tableau dressé est somme toute assez édifiant :
  • Aux USA : les strip-teases devant la caméra, concours de poses suggestives et autres manifestation féminines d'humeur relevant de l'esthétique porno ont envahi le quotidien des lycéennes et des étudiantes. La question qui semble obséder cette génération de jeunes filles semble être la suivante : comment s'éclater, frayer son chemin dans un univers qui a placé très haut la barre de la provocation sexuelle? Si la question de savoir comment elles en sont arrivées là vous taraude, vous trouverez certainement des éléments de réponse dans le dernier livre d'une écrivaine et journaliste américaine pour New york magazine, Ariel levy, "Female Chauvinist Pigs : Women and the Rise of Runch culture", ou encore dans celui de Pamela Paul "Pornified". Ce qui est intéressant de noter dans le modèle américain, c'est bien la cohabitation de cette banalisation de la chose sexuelle avec le discours puritain des néoconservateurs, et en premier lieu leur chef de file Georges Bush qui prône carrément l'abstinence avant le mariage..
  • En suisse, la mode est décidemment à l'opposé. La virginité est là-bas une valeur montante, et de plus en plus de jeunes filles refusent de coucher avant le mariage et assument leur position. Faut-il y voir l'effet des campagnes du gouvernement américain prônant l'abstinence (avec des slogans tels que "caresse ton chien, pas ta copine!"), à coup de millions de dollars? Personnellement je pense que c'est là simplement un sursaut de chasteté chez une génération assaillie de messages pornographiques.
  • En Chine : Deux phénomènes simultanés sont intéressants à noter pour le cas chinois; premièrement l'émergence d'une nouvelle classe sociale constituée des travailleuses migrantes ou épouses de migrants, qui assument seules leur quotidien et souvent aussi celui de leur famille, quand leurs mères se laissaient docilement entretenir. Ensuite le vent de libéralisation sexuelle qui souffle chez les jeunes filles dans les milieux urbains, qui se défont de la pudeur (pudibonderie?) de leur aînées.
  • En Arabie Saoudite : un article mordant d'une jeune journaliste saoudienne a soulevé énormément de remous dans toutes les couches de la société. Elle y dénonce avec finesse l'absence de liberté dans laquelle se débat la femme saoudienne, qui reste considérée comme mineure et assujettie à la tutelle d'un homme tout au long de sa vie. Pour information, les femmes saoudiennes ont le droit de travailler sous réserve d'accord de leur tuteur, mais ne peuvent pas conduire!
  • Plus généralement dans le monde arabe : la nouvelle icône des jeunes filles est très probablement Nancy Agram, vedette libanaise de la chanson, et qui n'hésite pas dans ses clips à jouer des atouts (et atours!) dont l'a dotée la nature. Cette nouvelle génération de clips, bien entendu décriée par la bien-pensance d'un bout à l'autre du monde arabe, renvoit en fait un message clair : la femme arabe, bien que se donnant l'image de la "femme créée pour le plaisir" n'en est pas moins beaucoup plus sûre d'elle et confiante dans sa capacité à tenir tête aux hommes, que la génération précédente.
  • En Turquie : le défi que relève la femme turque est un peu plus terre-à-terre, puisqu'il touche au look. En effet, comment porter le "tesettür", imposé par le code vestimentaire islamique, sans avoir l'air ringard? La réponse est à chercher du côté des grandes marques internationales, Zara, Mango et cie, chez qui les jeunes filles turques puisent les éléments d'une garde robe définitivement plus "in" mais au demeurant très sage.
  • En Russie : à la lecture du dossier, je me suis dit que les jeunes filles russes sont manifestement celles qui ont été le plus touchées par la culture du marché. Un jeune homme désabusé dresse dans un forum sur internet un portrait cruel et désabusé de ses consoeurs : elle serait aujourd'hui un mélange d'attitudes contradictoires, à la fois naïve et calculatrice, prude et débauchée. Elle semble dans une quête éperdue du "petit papa" friqué. Le cas russe mérite probablement un traitement plus détaillé, j'y reviendrais peut être dans un futur post.
  • En Espagne : une nouvelle classe sociale est en train d'émerger : les jeunes filles issues des banlieues populaires, appelées communément "Juanis" en Espagne, et qui ont trouvé un travail dans le secteur tertiaire. Elles sont vendeuses chez Zara, esthéticiennes, coiffeuses..sont obsédées par leur apparence, et ambitionnent de se faire un nom dans le showbizz ou dans le secteur de la beauté.
L'impression que me laisse la lecture de ce dossier est le constat d'un certain recul de la pensée féministe un peu partout dans le monde. A l'heure où la société de consommation n'en finit pas de gagner du terrain, il est affligeant de constater que les femmes en sont souvent les premières victimes. Alors complot capitaliste pour soumettre de nouveau la femme, ou simple effet de bord de la culture consumériste rampante?

Ma conclusion est quelque peu sévère envers les jeunes filles d'aujourd'hui, je l'avoue, mais qui aime bien châtie bien ;), cela n'aura pas échappé aux plus avisés d'entre vous.

Bientôt une bibliothèque numérique européenne

Je suis avec attention le projet de bibliothèque numérique européenne. Vous vous souvenez peut être que ce projet a été lancé à l'initiative de la France après que Google aie lancé son méga projet de numérisation des fonds documentaires de quelques unes des plus prestigieuses universités américaines. Depuis, plusieurs Majors des médias et de l'internet se sont lancées dans la course, notamment Microsoft et Yahoo qui se sont associés au sein d'un consortium pour contrer les ambitions de Google.

Tout cet empressement à mettre en ligne une partie du patrimoine culturel de l'Humanité est à mon sens une excellente chose, même s'il faudrait attendre de voir les modèles commerciaux proposés pour trancher (et il y en aura sans doute, car de tels projets nécessitent des moyens considérables et cela m'étonnerait fort que Google et consorts y consentent par pure philantropie).

Vivement donc de pouvoir s'adonner à de longues soirées de vagabondage intellectuel - même virtuel :))

Le couple Sarkozy se reforme

J'ai appris avec une certaine surprise, dans un article du journal Le Monde, le retour de Cécilia Sarkozy au domicile conjugal. Surprise, car après l'étalage public qui a suivi leur séparation, chacun semblait refaire sa vie, Nicolas avec une journalise du Figaro, et Cécilia avec le publicitaire Richard Attias.

Décidément, les liens qui unissent ces deux là sont du genre solide! et tant mieux, car je trouve tout de même cruel l'étalage médiatique qu'ils ont du subir après leur séparation. J'en connais qui se seraient montrés violents envers les journalistes indiscrets pour moins que ça..

Menace martialle sur la Catalogne

Etrange tournure que celle que prend la décentralisation en Espagne : l'autonomie de la région de Catalogne est jugée excessive par le général José Mena Aguado, qui a tout simplement menacé d'intervenir militairement si le statut d'autonomie élargie de la Catalogne, actuellement en cours de discussion à l'Assemblée Nationale "dépassait les limites de la constitution".

On se croirait dans un mauvais épisode d'un de ces démêlés militaro-politiques dont les états du tiers-monde on le secret! Je n'ai aucunement l'intention de m'immiscer dans la politique intérieure d'un état souverain comme l'Espagne, mais je trouve que ledit général y va un peu fort! Après tout, le statut de la Catalogne est une question purement politique, relevant du champ civil, je ne vois pas ce qu'un général de l'armée, sous prétexte que son institution est garante de l'intégrité territoriale du pays, vient faire sur les plates-bandes des représentants du peuple.

Ces derniers ne se sont d'ailleurs pas laissés faire, et le général a été démis de ses fonctions. La prompte réaction de l'exécutif espagnol vise à signifier que la démocratie a son propre champ d'expression, en dehors de l'enceinte militaire.

Cet épisode soulève la question ô combien centrale, du périmètre d'action de l'armée, et rappelle à notre bon souvenir que ses réflexes parfois brutaux peuvent ressurgir à tout moment..


mardi, janvier 10, 2006

Jacques Attali revient sur les années Mitterrand

Jacques Attali, ex-conseiller spécial de Mitterrand pendant plus de vingt ans, dans l'opposition puis à l'Elysée, a participé à un Chat éclairant avec les lecteurs du quotidien Le Monde, dans lequel il est revenu sur son dernier ouvrage C'était François Mitterrand, publié chez Fayard.

S'agissant de raconter Mitterrand, Attali n'en est pas à son premier essai, puisqu'il a déjà publié Verbatim (qui est en fait une série de trois volumes), une sorte de journal des années passées auprès de l'ancien président de la république. Edifiant à lire par ailleurs, pour ceux qui se demandent à quoi peut ressembler le quotidien du chef de l'état. Une chose est sûre, il ne manque de relief dramatique!

Pour ceux qui voudraient situer l'oeuvre de Mitterrand dans sa perspective historique -la retour au pouvoir de la gauche après 50 ans de règne de la droite- et aussi par rapport à la marche du PS, le dernier torchon d'Attali est un must read.

Je ne me lancerai pas ici dans l'exercice de critique du livre, je voudrais simplement revenir sur quelques moments fort du Chat du lundi 2 janvier :

L'ancien Observateur : Quelles actions essentielles distinguez-vous dans l'œuvre de François Mitterrand ?

Jacques Attali : D'abord, évidemment, d'avoir réussi l'alternance à quatre occasions dans tous les sens. Ce qui paraît aujourd'hui banal, mais ne l'était pas dans une France gouvernée par la droite depuis un demi-siècle.

Ensuite, d'avoir réalisé des réformes si évidentes aujourd'hui que personne n'a jamais pensé à les remettre en cause et que personne ne lui en reconnaît même le mérite : la libération des médias, la décentralisation de l'appareil d'Etat, la revalorisation des retraites, les modifications des lois sur les conditions de travail, la place plus grande donnée à la culture, et évidemment, l'abolition de la peine de mort.

J'ajoute que la seule réforme que la droite a contestée (les nationalisations) a été un formidable succès sans lequel la plupart de ces entreprises auraient été vendues à l'étranger. Autres succès aujourd'hui non plus incontestés et à l'époque impensables : la disparition de l'inflation, la force de la monnaie, et la construction de l'euro. Reste un échec, évidemment majeur, sur l'emploi.

Oconico : Pensez-vous que François Mitterrand était sincère dans ses convictions politiques ou plutôt un opportuniste qui rêvait de pouvoir ?

Jacques Attali : François Mitterrand était un homme de gauche, élu de gauche depuis l'après-guerre. C'était aussi un démocrate convaincu, mais c'était évidemment également un homme de pouvoir pour qui la réalisation de son rêve pour la France passait par l'exercice du pouvoir. Ce n'était évidemment pas un opportuniste, sinon il n'aurait pas accepté d'entrer dans l'opposition en 1958, à la différence des autres socialistes qui ont été au gouvernement avec de Gaulle à cette époque. Il est resté dans l'opposition plus de vingt-cinq ans, et ce n'est que par la force de ses convictions qu'il a convaincu les électeurs de lui donner la chance de mettre en œuvre ses idéaux.

Renep_1 : Dans votre parcours, quel est le meilleur et le pire de votre vie de conseiller du président ?

Jacques Attali : Pour un conseiller, le pire est souvent de ne pas être écouté. Mais pour moi, le pire, ce fut en fait d'assister avec François Mitterrand aux obsèques des 53 soldats français morts à Beyrouth. Je n'oublierai jamais l'appel de leurs noms dans la cour des Invalides un matin d'hiver. Le meilleur fut, à chaque instant, d'avoir le privilège de servir la France et, en particulier, d'avoir avec lui aidé à faire naître un peu plus d'Europe.

DK : Que pensait vraiment François Mitterrand de Jacques Chirac ?

Jacques Attali : Comme toujours, les idées qu'on peut avoir sur un être humain changent avec le temps et les circonstances. François Mitterrand était émerveillé par l'aplomb, le courage, la vitalité, la force de conviction, la culture sur la vie de Jacques Chirac. Il n'aimait pas, en revanche, ce qu'il appelait son cynisme, sa capacité à changer d'avis, ce qu'il considérait comme une absence de convictions, de valeurs, et ce qu'il appelait aussi son "clan".

Bref, je ne peux que conseiller l'ouvrage à tout ceux qui, par ambition, ou comme moi, simplement par curiosité, sont fascinés par la destinée des hommes de pouvoir.


Google Video

Trois jours après l'annonce faite par Larry Page, PDG de Google, le service Google Video est désormais en ligne. Malheureusement, il n'est pas encore possible pour les utilisateurs français d'en tester toutes les fonctionnalités, google privilégiant naturellement les utilisateurs américains pour le déploiement de son service.

Le concept n'en reste pas moins séduisant, à condition bien sûr que l'offre de contenu atteigne rapidement une masse critique, avant que les utilisateurs déçus par les premiers essais ne se résignent et se détournent définitivement du service. Mais je pense qu'on peut faire confiance aux stratèges de Google pour ne pas tomber dans ce travers.

Je dois dire que j'apprécie enfin que Google propose un service intéressant, et probablement utile. J'avoue avoir été déçu par leurs dernières annonces, notamment le fameux (fumeux?) Google Pack qui n'a à mes yeux pas grande valeur ajouté. J'aurais préféré que Google ne cède pas aux tentations marketing et attende d'avoir une corbeille logicielle suffisamment garnie avant de la packager de la sorte.

Mais je reste toutefois admirateur de la maîtrise qu'ont les dirigeants de google des techniques de marketing viral et du bouche à oreille. Je ne connais pas leur budget communication, mais quelque chose me dit qu'il est tout à fait modeste, ramené au CA (ça serait un comble pour une boîte qui vit de revenus publicitaires, mais on n'est pas à une surprise près s'agissant de google!). Même les rumeurs les plus folles trouvent écho dans les confins du Web : l'OS Google, le navigateur.. et on soupçonne google de fomenter un nouveau réseau mondial pour ses applications, rien de moins!

Je trouve également le match Microsoft/Google particulièrement passionnant, et à mon avis il ne manquera pas de changer notre rapport aux nouvelles technologies. Ce qui m'intéresse dans cet affrontement n'est pas tant les solutions techniques mises en oeuvre par l'un et l'autre des protagonistes, mais la vision stratégique de leurs dirigeant respectifs. Au risque de me faire huer par les fondamentalistes anti-microsoft -et dieu sait s'ils sont légion- Bill Gates reste un grand stratège, un des rares à pouvoir non seulement prédire l'évolution de son business, mais aussi et surtout mettre en oeuvre des stratégies efficaces pour garder son leadership. D'autres majors de la Hi-Tech, quoique géniales techniquement, n'ont pas cette chance (je pense à HP et à Sun par exemple).

Ce qui a fait le succès de Google à mes yeux, ou plutôt ce qui l'a sérieusement boosté, c'est l'image favorable dont il jouit auprès de ses millions d'utilisateurs. Mais gare! à force de vouloir occuper le terrain partout, on fait nécessairement des mécontents..

lundi, janvier 09, 2006

Un peu plus sur moi

Pour ceux qui se demandent à quoi je ressemble, voici de quoi calmer leur angoisse.
Je me présente : je m'appelle Mehdi, j'ai 22 ans, et je suis étudiant en dernière année dans une école d'ingénieurs en France.
Je suis amateur de musique, de cinéma, de voyages, de clubbing (oui je sais ce n'est pas vraiment une activité culturelle, m'en fous j'aime ça!)
Voilà, c'est bien court comme présentation, mais considérez ça comme un début, vous apprendrez à me connaître au fur et à mesure de mes posts, ça m'évite de vous ennuyer avec de sordides détails persos. Posted by Picasa

Solennelle entrée dans la blogosphère

J'ai appris récemment que Tim Bernars-Lee, le créateur du Web, a enfin créé son blog. Je ne sais pas l'effet que vous fait cette information, mais pour moi ça a été une gifle! mais où étais-je pendant tout ce temps là à me passer bêtement de blog perso?? maintenant que même le père du WWW s'y met, il est temps que je prenne ma destinée blogosphérique en main! j'ai l'impression d'enfin naître au monde virtuel, et ma foi ce n'est pas déplaisant comme sensation..
Plus sérieusement, je ne voyais plus de raison de ne pas donner moi aussi de la voix dans cette cacophonie planétaire qu'est devenue la blogosphère. Et constatant la médiocrité générale qui y sévit, je me dis que je peux de toute façon difficilement faire chuter encore le niveau :))
Je vous entends d'ici vous demander ce que je vais bien pouvoir raconter comme bêtises moi aussi maintenant que j'ai mon blog? Je ne vais donc pas vous décevoir, et je vous l'annonce tout de suite : je compte bien raconter plein de bêtises! mais je vous laisse juger par vous-même.
J'ai l'intention de parler de sujets qui m'intéressent, et je voudrais vous laisser les découvrir au fur et à mesure..(OK je sais, je cache très mal mon jeu : je ne sais pas trop encore de quoi je vais parler, mais je promets d'essayer de ne pas tomber dans la vulgarité).
A bientôt donc sur mon blog,
Mehdi