Blog personnel où j'aborde des sujets qui m'intéressent, parfois liés à l'actualité, parfois de fond, ou encore simplement suggérés par les innombrables soubresauts qui jalonnent notre passage à tous sur cette terre

mardi, mars 28, 2006

Biochemistry of Love

Lately I had a few interesting discussions, initiated by a blog post, on the nature of feelings. Although I don't think of myself as a connaisseur, I've always tried to understand the physical rules of attraction. Being not a chemist nor a biologist, I am not "fully equiped" to conduct such an investigation, but I still try to understrand what's being done by people sharing this curiosity and who actually have these skills.
A very interesting research paper has been published by a team of italian scientists in a scientific publication called Psychoneuroendocrinology stating that there is a tight link between what we call "passion" (i.e. a very strong and quite compeling feeling toward a person), and a protein called NGF (Nerve Gowth Factor).
The team that authored this paper proceeded as following : they constituted 3 groups of a total of 58 people, both men and women, some of them having just met, and the others commiting in a longlasting relationship. They observed that "fresh" lovers had a much stronger NGF rate in their blood than the others, and that this rate declines gradually but inescapably in less than a year. Hence, the team's conclusion is crystal-clear : passion is predestined either to apathy or, in the best case, to fade into a more reasonable form of love, within a sole year!
I tend to consider that some people have developped an addiction to high rates of NGF, since they constantly look for passionate relationships which they live in much shorter cycles than the one predicted in the study! Maybe these people have a stronger "recovery" capacity, just like others emerge faster from deseases..
So, who thinks that love is biochemistry-driven?

samedi, mars 25, 2006

Collisions

Développer un paradigme général, servant de cadre théorique à une interprétation de la philosophie de l'histoire, est décidemment l'activité reine chez les intellectuels, une sorte de substitut à la quête contrariée de la pierre philosophale. Quand l'un énonce sa théorie du "choc des civilisations", l'autre lui rétorque par le "choc des cultures", d'autres encore par un "choc des intégrismes". Pour peu, on pourrait croire que l'histoire de l'humanité et son devenir pourraient révéler leur secrets dans un vulgaire laboratoire de crash-tests mécaniques. L'Homme serait-il bientôt éligible au label EuroNCap (label récompensant la sécurité des véhicules automobiles) ?
Soit, je n'ai nullement l'intention de contrarier les vaches sacrées de l'intellectualisme, je n'ai pas cette prétention. Aussi vais-je énoncer ici ma variante de la théorie du choc, puisqu'il semble largement admis que l'Homme ne peut se sortir indemne de l'autoroute de l'Histoire sans l'attirail complet de sécurité, ABS, airbag, ESP...sans oublier la ceinture de sécurité.
Je pense que de tout temps, deux visions du monde et de la vie se sont confrontées. L'une angélique, s'est déclinée à différentes sauces au fil de l'Histoire : solidarité tribale, humanisme, collectivisme, pacifisme, socialisme, justice, démoncratie, art. L'autre, cynique, s'est exprimée successivement dans l'esprit de conquête, la soif de puissance militaire, l'impérialisme, le libéralisme, la concurrence, la compétition mondiale. Même très maladroitement formulé, vous conviendrez qu'il y a un soupçon de vérité dans cet énoncé..
L'actualité fournit tous les jours de quoi alimenter cette dichotomie cynisme/angélisme. Une partie de l'Humanité semble croire que le monde peut, et devrait être meilleur, l'autre, que l'ont doit s'estimer heureux car il a été, et pourrait être bien pire.
Je pense aussi que l'élément discriminant qui fait que l'on se retrouve dans une catégorie plutôt qu'une autre, est la réponse que l'on réserve chacun à cette question : crois-je en l'Homme? Les indécis, les centristes, les "modérés", sont tout simplement ceux qui n'ont pas de réponse tranchée à la question.
Alors messieurs dames, croyez-vous en l'Homme??

mardi, mars 14, 2006

La personnalité est-elle vraiment..personnelle?

Je me pose souvent la question de savoir d'où me viennent mes traits de caractère. Je me plis aussi souvent à l'exercice qui consiste à essayer de deviner ce qui a pu faire des personnes de mon entourage ce qu'elles sont, en terme d'expériences au stade de l'enfance et de l'adolescence.
Je ne suis certainement pas le premier à me poser ce genre de questions, en témoigne la littérature abondante et plus ou moins sérieuse consacré au sujet.
Vous vous demandez pourquoi je cherche à mon compliquer la vie en soulevant de telles interrogations. Eh bien comme vous tous j'ai mes défauts, que j'espère surmonter un jour. Et pour cela il me semble fondamendal de comprendre les ressorts psychologiques de ces défauts, et les mécanismes intimes qui ont contribué à leur formation. Je me trompe peut être de voie, car rien ne prouve scientifiquement que la personnalité et le caractère évoluent passé un certain âge. Je laisse ce débat aux spécialistes, et je me fie à mon instinct en ce qui concerne l'expérience de l'enfance comme voie d'investigation.
Freud avance le fait que nous sommes tous, dans une certaine mesure, névrosés. Parce que n'étant pas parvenus à résoudre certains problèmes infantiles, certains de nos comportements sont restés en quelque sorte figés à ce qu'ils étaient durant l'enfance. Selon Freud toujours, ces caractères ne sont pas pathologiques dans la plupart des cas, mais constituent les éléments structurants de la personnalité.
Très bien, il ne me reste plus qu'à retomber dans l'enfance dénouer ces fichus traumatismes. En attendant de résoudre les derniers problèmes techniques sur ma marchine à remonter le temps, je ressors ma collection de Walt Disney pour me remettre dans le bain..

lundi, mars 06, 2006

Rattrapé par mon passé

J'ai eu le bonheur dernièrement de renouer le contact avec quelques uns de mes amis d'enfance (on a fait l'école primaire ensemble) que j'avais perdu de vue depuis un bon bout de temps, et je dois dire que ça me fait pour le moins très plaisir! J'attends avec impatience de pouvoir les revoir en chair et en os, mais je devine déjà que certains d'entre eux ont plus changé que d'autres. C'est émouvant de constater le petit bonhomme de chemin frayé par chacun dans la jungle de la vie, avec plus ou moins de couacs, après avec partagé un bout de chemin -parsemé d'insouciance et des petites joies de l'enfance- ensemble.
En cours d'une conférence à plusieurs sur msn, on a ressassé les souvenirs communs les plus marquants. Je me suis longtemps marré quand tous m'ont reproché avec vigueur de les avoir traumatisés dans leur enfance, en raison de la pression qu'ils subissaient de la part de leur parents qui prenaient mon bulletin de notes pour standard :)) Je n'en tire aucune fierté aujourd'hui car tout cela est tellement lointain, mais diantre je ne me priverai pas du plaisir de montrer un jour ces glorieux bulletins à mes petits enfants..je crois que déjà à l'époque, ce qui m'excitait dans la performance scolaire, c'était de m'imaginer les regards admiratifs d'une troupe de petits-enfants réunie pour la célébration dominicale -eh oui je compte bien en faire une messe hebdomadaire au moins, que les souffrances de mes petits camarades servent à quelque chose!- des exploits de jeunesse de grand-papa :)) j'ai hâte d'y être :))
Avant que vous me traitiez de monstre sadique et assoiffé du sang de ses petits camarades, je tiens à préciser que les camarades en question sont tous dans de bonnes écoles et qu'ils s'en sortent bien. Ils s'en sortiront probablement même mieux que moi dans la vie pour certains. nous savons tous, ou en tout cas nous aimons à penser que les performances scolaires ne sont pas forcément corrélées à l'aptitude de chacun à réussir sa vie. Et c'est très bien comme ça, la vie serait tellement monotone si tout était couru d'avance (NB:mon moi cynique me dicte cette phrase : tout est quelque part couru d'avance, le déterminisme social est un bien puissant vecteur, mais je me complais à affirmer le contraire pour mieux tromper mon monde; là c'était mon moi arriviste ;) )
plus sérieusement, je constate à mon grand regret que la page de l'enfance est définitivement tournée, il s'agit maintenant d'être un homme, avec ce que ça entraîne comme lot de souffrance et de désillusion. j'aurais du m'appliquer à percer le secret de l'elixir de jouvance du temps où j'avais des 10/10 en chimie..hélas j'étais occupé à grandir..

La beauté comme clef sociale

Elle est partout, elle hante les ondes hertziennes, s'étale sur les panneaux publicitaires, habite nos fantasmes, harcèle les artistes, les poètes et les illuminés..
Face à elle, nous sommes fascinés, ligotés, parfaitement inhibés, subjugués, désamorcés, neutralisés, à genoux.
Nous n'osons pas l'admettre, nous ne nous avouons pas notre total désarmement quand elle fait s'écarquiller nos yeux, et doucement dilater nos pupilles.
Elle déforme notre perception, égare notre jugement, aliène notre raison.
Notre cerveau est programmé pour la reconnaître, l'admirer, l'encenser, la vénérer, la sublimer, l'adorer.
Elles prend des formes multiples, diverses, insoupçonnées. Elle est omniprésente, mais fugace, omnipotente, mais éphémère, universelle mais plurielle.
Les mathématiciens l'ont cherchée dans de savantes proportions, ils l'ont associée à la pureté, à la perfection.
Les chimistes rêvent d'en extraire la quintessence. Les généticiens d'en découvrir le gène. Les astronomes la scrutent dans la voûte céleste.
Mais qui est cette Grande Prêtresse envoûtante? en un mot : la Beauté.
"La beauté est une meilleure recommandation que n'importe quelle lettre". Son pouvoir n'a pas échappé à Aristote, le Sage.
D'autres grands esprits, à l'image de Lao-Tseu, nous ont mis en garde contre son attraction irrésistible : "tout le monde sait que la beauté est belle, voilà à quoi tient sa laideur".
Le Code du travail n'y peut rien : un recruteur privilégiera toujours un candidat beau.
Même les bébés semblent fascinés bien assez tôt par un beau visage qui se porte à leur attention : une expérience menée par une chercheuse du CNRS a permis de relever qu'un échantillon de bébés à qui on présentait des images représentant de beaux visages, et d'autres plus quelconques, s'attardaient sur les premiers!
Toute lutte étant manifestement inutile, je ne peux que lui rendre hommage à mon tour, même en sachant son profond dédain pour l'imperfection qui est mienne. En espérant que dans un geste de bonté (ou de condescendance), elle me gratifie d'une fugace attention. être touché par la Beauté..se pâmer devant elle..le (joli) pied!